Le déshonneur de l’info : « enquête exclusive » et ses intervenants à un million d’euros

Une émission d’information à charge, sans donner la parole aux accusés, c’est du journalisme ou de la propagande ? De la Villardière  a réalisé la pire émission de sa carrière , digne de la télévision de la Corée du Nord , une émission discrédité par le choix des intervenants : des nourrissons de Big Pharma et un des acteurs les plus pitoyable du scandale du Médiator..

Ils étaient tous là :
Nathan  le petit chouchou de Yazdan (Remdesivir, Discovery) communiquant permanent de la lutte contre Raoult et avec Fiolet, tombeur de journalistes.

Le Pr Pierre Tattevin de Rennes Président de la SPILF qui a reçu 79956 €, dont 15028€ du laboratoire Gilead.

Rosendaal fait la retape du remdesivir. Pro-remdesivir= anti-HCQ. Ce serait grotesque s’il n’y avait des vies en jeux

Mais le plus méchant, c’est aussi le plus contaminé par Big Pharma et depuis longtemps ; BERGMANN ! Un intervenant à un million d’euros …

le Dr Bergmann est apparu sans déclarer ses liens d’intérêts de 992.000€ (!!!) avec l’industrie pharmaceutique. Une étourderie certainement… le Pr Bergmann qui dénigre Pr Raoult, a réussi à faire nommer son beau frère le Pr J. Emmerich à la tête des médicaments en cardiologie à l’ANSM 

Pour comprendre comment ce seul personnage discrédite l’émission regardez la vidéo de son passage devant le sénat en 2011

https://francesoir.fr/societe-sante/revenus-verses-par-bigpharma-partir-de-12-un-foyer-epidemique-de-conflits-dinterets

En 2010, le rôle de l’Afssaps a aussi été critiqué dans l’affaire du Mediator, un antidiabétique utilisé comme coupe-faim dont les effets indésirables sérieux n’ont été reconnus que tardivement : le médicament s’est vu retirer son autorisation de mise sur le marché fin 2009, douze ans après l’interdiction des médicaments de cette classe thérapeutique aux États-Unis

Bergmann est un des acteurs majeurs de l’affaire du Médiator au cours de laquelle il s’efforça de faire oublier ses responsabilités  dans la mise sur le marché  des médicaments en chargeant Servier, lors du procès . En 2009, l épidémiologiste Catherine Hill découvre elle aussi le scandale #Mediator grâce à l’alerte d @IFrachon . «L’Agence du médicament @ansm avait plus peur des juristes de Servier que de tuer des gens», s est elle souvenue. Ah ces responsables l’agence du médicament …

 le docteur Claudina Michal-Teitelbaum:

Jean-François Bergmann, d’abord, dont l’incompétence et les conflits d’intérêts ont motivé sa « démission » forcée de la vice-présidence de la commission d’AMM en décembre 2012 après dix ans à ce poste.De fait on peut dire que JF Bergmann a eu beaucoup de chance  d’échapper à une mise en examen. Il est probable qu’il doive cette chance à ses talents de comédien car il a pris garde de faire profil bas et de dire combien il regrettait de n’avoir rien vu (« je m’en veux »).JF Bergmann et sa compétenceSa cécité concernant le Mediator a persisté pendant les dix années passées en tant que vice-président de la commission des autorisations de mise sur le marché de l’AFSSAPS, puis ANSM.

Tout en se présentant comme un éminent pharmacologue, ayant formé à lui tout seul la moitié du personnel de l’ANSM, il affirme que la raison principale de son absence de réaction, alors même qu’on lui signalait régulièrement des cas d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) en lien avec le Médiator  était que « le laboratoire n’a jamais admis la similitude pharmacologique entre l’isoméride et le benfluorex. ».En tant que responsable et éminent pharmacologue il disposait pourtant de quelques petits indices qui auraient dû lui mettre la puce à l’oreille :

  1. Le benfluorex avait pour suffixe « orex » qui est le suffixe des coupe-faims, même si le laboratoire Servier le présentait comme un antidiabétique afin d’obtenir son AMM
  2. Il était le troisième médicament de la même famille, celle des fenfluramines, à avoir été accusé de provoquer des effets indésirables cardiaques et le deuxième à avoir provoqué un effet indésirable bien spécifique et reconnaissable, difficile à « rater » l’hypertension artérielle pulmonaire ou HTAP. A propos de cet effet indésirable il dit, avec pas mal de cynisme dans l’article : « Je m’en veux de ne pas avoir senti tout ça, en 2007, et appelé à une grande étude prospective. Il fallait du nez : à ce compte, pourquoi ne pas croiser la consommation de Toblerone et les entorses de chevilles ? »
  3. Pourtant, la première fenfluramine à avoir été retirée du marché pour avoir provoqué des HTAP était l’aminorex, un anorexigène, retiré du marché américain en1968. La deuxième était l’Isoméride ou dexfenfluarmine, dont la licence a été retirée en  septembre 1997 par la FDA aux Etats-UNis après qu’une troisième équipe de médecins, celle de la clinique Mayo, eut dénoncé publiquement des cas inquiétants de valvulopathies chez les patients prenant ce médicament.
  4. Le benfluorex, pour sa part, a un métabolite commun avec l’Isoméride, ce qu’un éminent pharmacologue ne pouvait ignorer {13]( Le méta­bo­lite actif prin­ci­pal du ben­fluo­rex, comme des autres fen­flu­ra­mi­nes, est la 3-tri­fluo­ro­mé­thyl amphé­ta­mine ou nor­fen­flu­ra­mine, l’amine de base qui a servi au déve­lop­pe­ment des autres com­po­sés. Le ben­fluo­rex lui-même est, par exem­ple, com­plè­te­ment méta­bo­lisé et n’est pas détec­ta­ble dans le plasma)
  5. En 1996, alors que JF Bergmann siégeait à la commission de la transparence,Lucien Abenhaim et coll publiaient dans le New England journal of medecine un article qui a fait beacuoup de bruit, confirmant la relation entre dérivés de la fenfluramine et HTAP [14]

Ajoutons que l’isoméride était un produit Servier.

https://www.clubdesmedecinsblogueurs.com/category/bergmann-jean-francois/

Les représentants des laboratoires Servier ont riposté en sous-entendant que le professeur aurait sans doute eu la dent moins dure avec le groupe Servier si Bergmann avait été rémunéré par lui. François de Castro, défenseur du laboratoire, a ainsi énuméré les nombreux groupes pharmaceutiques avec lesquels le vice-président de la Commission de l’AMM a collaboré. Pêle-mêle : Sanofi, Novartis, GSK, ou encore Bayer. Ce à quoi le professeur Bergmann lui a rétorqué que ces contrats de « conseil en développement » chez les groupes cités figuraient tous dans sa « déclaration d’intérêts ». Et que c’est lui qui ne voulait pas travailler pour Servier.

Poussé dans ses retranchements sur un éventuel mélange des genres, le professeur a assuré que « les liens d’argent pèsent moins que les liens affectifs »

Elise Lucet fut sans pitié  avec lui, une vraie journaliste :

https://blogs.mediapart.fr/kafur-altundag/blog/160711/pour-autoriser-un-medicament-va-voir-vittecoq-et-bergmann-ce-sont-de

Les Professeurs Daniel Vittecoq et Jean-François Bergmann, respectivement président et vice-président de la Commission d’AMM, celle-là même qui autorise et/ou maintient un médicament sur le marché, se sont pris à tenter de justifier maladroitement leurs liens d’intérêts avec l’industrie pharmaceutique. Une pente savonneuse, glissante et gluante à souhait…

http://www.senat.fr/compte-rendu-commissions/20110328/mediator.html#toc6


Tout commence lorsque le Sénateur Autain de la Mission parlementaire d’enquête sur le Mediator interroge le Professeur Vittecoq sur l’absence de déclaration de son lien d’intérêt avec GSK. « Effectivement, j’avais participé à une étude épidémiologique, mais ce n’était pas un lien d’intérêt majeur ».
A cela, ajoutons que le Professeur Vittecoq est impliqué dans une étude sur le GSK1349572, un traitement de GSK en développement contre le Sida.
Pratique quand il faudra l’évaluer pour le commercialiser…
La descente aux enfers
C’est lorsque Jean-François Bergmann intervient que l’histoire prend des allures de franche comédie. On imagine sans peine une de ces pièces de théâtre où la situation évolue de mal en pis pour aboutir à une fin heureuse. Ce ne sera pas le cas ici. Ce sont des patients qui trinquent ! Le vice-président de la Commission d’AMM a réussi le tour de force de faire évoluer une comédie en tragédie.
M. François Autain, président. – Votre propre déclaration du 11 décembre 2009 fait apparaître un lien avec Sanofi-Aventis, sous la forme d’une rémunération personnelle : ce lien d’intérêts est-il mineur ?
M. Jean-François Bergmann. – Oui.
M. François Autain, président. – Que faut-il donc, pour qu’un intérêt soit qualifié de majeur ?
M. Jean-François Bergmann. – Il faut avoir des parts dans un laboratoire, ou faire partie de son conseil d’administration, intervenir dans la décision. Les liens que j’entretiens avec Sanofi-Aventis tiennent à une étude thérapeutique internationale auprès de 9 000 patients, destinée à la prévention de la mortalité en médecine interne. Je me suis battu pour que cette étude soit réalisée et je suis fier de faire partie de son comité scientifique de suivi. Les résultats de cette étude seront présentés prochainement lors d’un congrès pharmacologique à Kyoto et je ne peux compter ni sur l’Afssaps, ni sur l’AP- HP, ni encore sur mon université pour m’envoyer à ce congrès.
M. François Autain, président. – Tandis que vous pouvez compter sur l’industrie pharmaceutique et que vous acceptez même son invitation !
M. Jean-François Bergmann. – Oui, je n’ai guère d’autre choix… C’est nécessaire à la recherche.

Marquons la pause un instant. Le vice-président de la Commission d’AMM, la commission chargée d’autoriser ou non l’arrivée d’un médicament sur le marché, explique qu’il est normal qu’il puisse toucher de l’argent de son fabricant !!!
Il va falloir justifier qu’il est possible d’être juge et partie en toute indépendance. (sic !)
Et Autain de reprendre :
M. François Autain, président. – Je ne vois aucune objection à ce que vous participiez aux essais financés par Sanofi-Aventis et que vous en fassiez bon usage. Le problème vient simplement du fait que vous participiez également à la commission chargée d’autoriser la mise sur le marché de médicaments produits par le même laboratoire pharmaceutique. Le règlement de l’Afssaps est très clair, contre les conflits d’intérêts. Or, ce que je constate, c’est que les quatorze membres de votre commission qui ont des liens d’intérêts avec Sanofi-Aventis, ont pris part à des décisions sur des médicaments fabriqués par ce même laboratoire : c’est violer le règlement de l’Afssaps, voilà où est le problème ! C’est arrivé en septembre 2010.
Daniel Vittecoq tente une percée.
M. Daniel Vittecoq. – Je peux témoigner qu’à chaque fois qu’une décision a concerné Sanofi-Aventis, M. Bergmann est sorti de la salle.
Bien tenté !
M. François Autain, président. – J’ai devant moi le compte rendu de la réunion du 9 septembre 2010, il n’est nulle part indiqué que M. Bergmann soit sorti, alors que le sort de médicaments de Sanofi-Aventis comme le Lovenox ou le Maalox a été décidé. Le seul qui soit sorti, c’est M. Jean-Roger Claude, en raison d’un conflit d’intérêts important sur le dossier du Bufexamac.
Bergmann est ensuite frappé d’un éclair de lucidité.
M. Jean-François Bergmann. – Nous avons changé notre procédure et désormais, tous les membres de la commission qui ont un conflit d’intérêts majeur sont prévenus à l’avance des dossiers lors de l’examen desquels ils devront sortir de la salle. Il faut savoir aussi que les médicaments peuvent être examinés par groupes, par exemple les antitussifs, et qu’il s’agit parfois de changer une ligne au registre des caractéristiques du produit (RCP). Et si nous devons sortir systématiquement quand nous avons un lien d’intérêts avec un laboratoire, pourquoi ne devrions-nous pas aussi sortir quand il s’agit d’un concurrent de ce laboratoire ? A ce jeu, nous sortirions tous à tout moment…
M. François Autain, président. – N’apportez-vous pas ici la preuve que le système actuel ne peut pas fonctionner ? Pourquoi ne pas plutôt faire de l’absence de tout lien d’intérêts avec les laboratoires pharmaceutiques, une condition de participation à la commission d’autorisation de mise sur le marché ? Ce serait plus clair !

Nous apprenons ensuite que le LEEM, c’est à dire des représentants de l’industrie pharmaceutique, avait un statut d’invité permanent ! Installez- vous, mettez-vous à l’aise, vous êtes ici chez vous !
… Ce qui est contraire au règlement de l’AFSSAPS. (Article 4-7)
Les votes ont généralement lieu à main levée devant les représentants du LEEM.
M. Jean-François Bergmann – Nous faisons bénévolement tout ce travail en plus de nos fonctions de recherche et d’enseignement, alors acceptez que nous ne connaissions pas dans le détail toute la réglementation relative à l’Afssaps !
sic !
M. François Autain, président. – Remplissez-vous ces fonctions bénévoles à côté, ou bien sur votre temps de travail ? Ensuite, je ne vous parlais que du règlement intérieur de votre commission, pas de toute la réglementation relative à l’Afssaps.
Jean-François Bergmann travaille pour :

  • GSK : depuis 2007 comme conseiller en développement – Quels honoraires ?
  • Sanofi : depuis 2007 comme conseiller en développement – Quels honoraires ?
  • AstraZeneca : de 2007 à 2010 comme conseiller en développement – Quels honoraires ?
  • Novartis : depuis 2008 comme conseiller – Quels honoraires ?
  • Nycomed : depuis 2010 comme conseiller – Quels honoraires ?

Il est également investigateur principal sur une étude sur le Lovenox, un produit phare de Sanofi – Quels honoraires ?.
Il intervient dans des congrès pour Sanofi et GSK – Quels honoraires ?
Il touche une rémunération personnelle pour chacune des activités sus- listées.
Jean-François Bergmann tentera ensuite de justifier le caractère bénévole de cette activité auprès de la commission d’AMM par le travail préparatoire qu’elle nécessite. Avec une telle liste de conflits d’intérêts, au moins on ne l’accusera pas de ne pas connaître les médicaments qui lui sont présentés !
Si l’on considère le statut privilégié aux yeux des firmes que lui accorde cette occupation, a-t-il encore besoin que le contribuable le rémunère ?
Références :
Conflits d’intérêts devant le Sénat – Canard Enchaîné du 29 juin 2011
Audition de MM. Daniel Vittecoq, président, et Jean-François Bergmann, vice-président, de la commission d’autorisation de mise sur le marché de l’Afssaps, Sénat, 28/03/2011
Déclarations publiques d’intérêts des membres des conseils, commissions et groupes de travail – 2009 (30/12/2010) – AFSSAPS

Cet article a été publié dans éducation prépa école de commerce. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour Le déshonneur de l’info : « enquête exclusive » et ses intervenants à un million d’euros

  1. LANCE Jean-Jacques dit :

    Comme d’habitude nous assistons à la même propagande servie par les mêmes acteurs corrompus….Et si cette machine infernale était en passe de se gripper sévèrement ?
    Demain 20 janvier, entre 17 et 18 heures, heure de Paris, je suggère à tout le monde de regarder le direct en mondiovision de l’investiture du traître Biden.
    Mon petit doigt me dit que nous risquons de vivre le plus grand moment de l’histoire de l’humanité…..
    Et si, par malheur, le rétablissement de la vérité sur des élections monstrueusement truquées n’éclatait pas, grâce un plan soigneusement préparé et des arrestations massives, nous pourrions dire définitivement adieu à toutes nos libertés individuelles et collectives.
    Comme c’est inacceptable d’y souscrire ne serait-ce qu’une seconde, je m’en remet totalement à l’intégrité de l’armée américaine qui reste de dernier bastion de défense de la Constitution lorsque celle-ci est attaquée de l’extérieur, comme de l’intérieur.
    C’est ce danger venant de l’intérieur que Kennedy avait découvert et dénoncé en 1961. Souvenez-vous, Il lui en coûta la vie….
    Si vous savez prier, ce sera le moment idéal afin de favoriser le début d’ une transition vers un monde enfin libéré de ses chaînes ! Sinon…..

    J'aime

  2. Delaplace dit :

    Petite précision concernant le lien « https://francesoir.fr/societe-sante/revenus-verses-par-bigpharma-partir-de-12-un-foyer-epidemique-de-conflits-dinterets » ; je n’ai pas pu y accéder directement par ce lien qui me donnait un message d’erreur. Mais on peut trouver l’article mentionné ci-dessus en se rendant sur la page : « https://www.francesoir.fr/rubrique/sante » puis, en descendant cette page, on trouve l’article : « Conflits d’intérêts : à partir de 12 on a un foyer épidémique ? »
    Pour ceux qui encore des doutes sur l’intégrité des intervenants, voilà de quoi les supprimer.

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s