La commission de Bruxelles empêche Macron de détruire Alstom et ouvre enfin des perspectives de rapprochement avec Bombardier

 

928967540 (1)

Macron réforme , nous dit-on, en réalité il augmente les impôts ou détruit la politique industrielle française, c’est même à ça qu’on reconnait ses réformes.

 

Bruxelles en interdisant la donation d’Alstom à Siemens ouvre des perspectives plus sérieuses à l’entreprise française comme un rapprochement avec Bombardier. L’euro réaliste que je suis estime l’Europe indispensable quand la France est dirigée par des Nuls .

 

 

Avec quelques années de recul nous savons maintenant que la gestion du dossier Alstom par Macron , alors ministre des finances est un désastre total .

Alstom victime de l’affairiste Serge Tchuruk fut sauvée par N Sarkozy dans les années 2000, hélas Macron , en total désaccord avec Montebourg fit le choix de démanteler l’entreprise en vendant la partie énergie à l’américain GE.  C’est ce que montre un documentaire , Alstom, la grande forfaiture.

La branche nucléaire d’Alstom concevait et construisait notamment des turbines nucléaires de pointe – 30% des parts du marché mondial – activité tombée dans l’escarcelle de l’américain General Electric début 2015, avec la bénédiction du ministre de l’Economie de l’époque… MACRON

Le groupe américain, qui s’était engagé à créer un millier d’emplois net en France après avoir acquis la branche énergie d’Alstom en 2014, ne l’a pas fait. Dans son communiqué, le ministère de l’Economie évoque la création « de 25 emplois net à fin 2018 ».

La partie ferroviaire d’Alstom devait être cédée à Siemens

Dans son édito, mercredi, Nicolas Barré se pose une question simple : et si le refus de Bruxelles de voir la fusion entre Alstom et Siemens aboutir était une bonne nouvelle pour l’entreprise française ? Le directeur de la rédaction des Échos rappelle à quel point Alstom se porte bien en ce moment et souligne l’hypocrisie des gouvernements face à Bruxelles, qui ne fait qu’appliquer les lois qu’ils fixent.

 

« En gros, Bruxelles s’apprête à dire : Alstom et Siemens, qui sont les deux plus gros fabricants de trains en Europe, vont se retrouver en situation de quasi-monopole sur le marché européen. Or, on ne veut pas de monopole, car ça veut dire qu’ils vont vendre leurs trains plus cher à la SNCF et aux autres compagnies de chemin de fer. Indignation du gouvernement et des sociétés concernées : ‘Bruxelles ne comprend rien, la concurrence est chinoise, il faut constituer un géant européen comme Airbus, sinon on sera laminé’.

 

Peut-être que c’est vrai, mais Bruxelles ne fait qu’appliquer les règles que les gouvernements ont décidées. Ce sont les gouvernements qui ont décidé de lutter contre les monopoles pour protéger les consommateurs. S’ils ne sont pas d’accord avec ces règles, qu’ils les changent plutôt que de taper sur Bruxelles qui ne fait que les appliquer. Voilà pourquoi cette indignation est hypocrite. Je vais plus loin : bien sûr que les Chinois nous livrent une concurrence déloyale. Ils protègent leur marché, on ne peut pas participer à des appels d’offres, ils pillent la technologie européenne. Mais dans ce cas, soyons plus fermes : exigeons une vraie réciprocité. Et prenons des directives dans ce sens. Or ça, c’est aux gouvernements de le proposer et d’oser aller au bras de fer avec la Chine.

 

En fusionnant avec Siemens, Alstom passait en réalité sous contrôle allemand. Or d’autres options sont possibles

Siemens Mobility et Alstom font à peu près jeu égal. Mais Siemens Mobility pèse moins de 10 % des 83 milliards d’euros de CA de Siemens AG. Alstom au contraire, depuis la cession de Power à GE, est réduit aux huit milliards de son CA transport : Alstom pèse 10 fois moins que Siemens AG. La fusion signifiait la disparition d’Alstom…

Et puis, ce n’est pas certain du tout que ce veto affaiblisse Alstom ! L’entreprise française ne s’est jamais aussi bien portée, avec 40 milliards d’euros de carnet de commandes, soit cinq ans de chiffre d’affaires ! Un record. Elle a de quoi voir venir. En fusionnant avec Siemens, Alstom passait en réalité sous contrôle allemand. Or d’autres options sont possibles. Une alliance avec le canadien Bombardier par exemple. Alstom a un actionnaire de référence, Bouygues, c’est un groupe français solide. Si, dans quelques années, au lieu d’être passé sous contrôle allemand, Alstom s’est renforcé dans un marché européen mieux encadré par rapport à la concurrence chinoise, on se félicitera peut-être du veto de Bruxelles… »

Le tandem Alstom-Bombardier existe : le consortium a remporté le projet du RER nouvelle génération (RER NG). Il s’agit de l’un des plus importants contrats de l’histoire du ferroviaire en Europe, avec une première tranche de 1,55 milliard d’euros et dont le montant total pourra atteindre 3,75 milliards. Pour rappel, ce contrat porte sur la fourniture de 255 rames.

 

«La part du consortium Alstom-Bombardier de cette première tranche s’élève à 1,1552 milliard d’euros (environ 70% Alstom-30% Bombardier)», le reste correspondant aux frais des études de conception, d’industrialisation, de suivi de projet et d’homologation, annoncent dans un communiqué le Stif (Syndicat des transports en Ile-de-France), qui avait passé l’appel d’offres et finance les trains, et la SNCF, chargée de mener cet appel d’offres.

928967540 (1)

Cet article a été publié dans éducation prépa école de commerce. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s