HALTE AU MASSACRE: Les gueules cassées de Castaner

 

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Une honte pour la France :par incompétence ou par choix politique   le ministre de l’intérieur porte la responsabilité de dizaines de blessures graves sur des innocents , les procureurs de Macron  sont aux ordres …

Les flash balls selon le fabricant sont « modérément létales « , comprenez modérément mortelles… Elles sont dangereuses et ne doivent en aucun cas viser la tête. Ces engins sont d’ailleurs pourvus d’un viseur. Un accident peut malheureusement arriver mais plus de soixante personnes gravement blessées à la tête, treize qui ont perdu un œil , d’autres ont eu la mâchoire brisée… il ne s’agit plus d’accident mais d’un carnage !

L’honneur de la France est en question : à l’étranger on parle de violation grave des droits de l’homme, la justice fait elle son travail ?

Il faut remonter aux heures noires de la guerre d’Algérie ou même à l’époque où René Bousquet dirigeait la police pour trouver autant de faits graves .

Je n’ai aucune complaisance pour des illuminés complotistes comme Maxime Nicolle. J’ai toujours dénoncé les violences contre la police et je ne trouverai rien à redire si en légitime  défense  un policier menacé faisait usage de son arme. Je salue même le courage et le sang-froid des motards attaqués sur les Champs Elysées . Mais un tir systématique à la tête   devenu une pratique courante, c’est criminel !

Le responsable : Castaner !

Les victimes ne sont pas obligatoirement de dangereux délinquants.

Olivier Beziade, 47 ans, père de trois enfants, a été blessé samedi lors de la manifestation à Bordeaux à l’angle de l’Apple Store rue Saint-Catherine. Sa femme témoigne. Le préfet a saisi ce lundi la police des polices Des images amateurs montrent un policier faire usage de son lanceur de balles de défense (LBD) et un autre lancer un objet, qui pourrait être une grenade de désencerclement. Puis, quelques secondes plus tard, la vidéo s’arrête sur un homme à terre, sur le ventre, visage face au sol. Selon les secouristes, Olivier Beziade a été touché à la tête, au-dessus de la tempe. Un impact de lanceur de balle. Le quadragénaire a été assommé sur le coup. Il est retombé sur le visage.

Mon ami, l’avocat Régis de Castelnau écrit justement :

« Et alors Monsieur le procureur du tribunal de grande instance de Bordeaux, on continue sa sieste ? Ah non, vous êtes occupé à poursuivre des gilets jaunes qui ont commis le crime atroce d’avoir sur eux des lunettes de natation. C’est sûr que ça vous prend du temps.

 

En revanche cette séquence abominable que vous devez avoir vue, elle ne vous intéresse pas ? On y voit des nervis masqués, munis de brassards, utiliser en dehors de toutes les règles des armes qui peuvent devenir létales, et tirer dans le dos en visant la tête de quelqu’un qui ne présente manifestement aucun danger. Une fois, leur forfait accompli, ils se gardent bien de porter secours à leur victime. Quand on est policier, assistance à personne en danger, on ne connaît pas ?

 

Ils prétendent pour se justifier qu’ils intervenaient pour éviter un pillage de boutique. C’est bien connu, dès lors qu’il manifeste, un pompier professionnel marié et père de trois enfants fait toujours ça : piller les boutiques.

 

Vous allez continuer à déshonorer le parquet combien de temps Monsieur le procureur ? Vous voulez rejoindre votre collègue de Toulon et nous dire que « la riposte était proportionnée » ? Alors que qualification de tentative de meurtre peut parfaitement être utilisée. En tout cas, il serait impératif que de tels voyous soient immédiatement poursuivis et mis hors d’état de nuire.

Je crains que nous attendions longtemps. »

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Les victimes peuvent aussi être des adolescents  totalement étrangers aux évènements :

Lola Villabriga, une étudiante de 19 ans, a été victime d’une triple fracture de la mâchoire suite à un tir de flashball intervenu en fin de manifestation. Le préfet des Pyrénées-Atlantiques annonce qu’il a effectué un « signalement » au ministère de l’intérieur.

 

Une triple fracture de la mâchoire et une balafre de quarante points de suture sur la joue droite : Lola Villabriga porte deux plaques qu’elle devra conserver pendant de longs mois.

Il s’appelle Benjamin, 23 ans, de passage à la manif, n’a pas participé ni au défilé, ni à aucun face à face avec les forces de l’ordre. Se trouvait juste là au mauvais moment. Il a passé 6 heures au bloc, les chirurgiens lui ont indiqué qu’il restait des possibilités que son œil ne soit pas totalement mort, mais qu’il fallait entre 4 et 6 mois avant de faire un diagnostic définitif sur sa vision. Il était fraichement arrivé sur Bordeaux pour suivre sa compagne qui poursuit des études de droit, lui est, plutôt était (…) un ouvrier qualifié en soudure avec plusieurs années d’expériences malgré son jeune âge. Il a commencé à travailler en alternance à 15 ans (alors pour le côté « faites des efforts »…) et maintenant sa vie professionnelle est terminée, sa vie ne sera plus jamais la même, son handicap le poursuivra toute sa vie. »

 

Il est confirmé à cette heure que Benjamin à définitivement perdu l’usage de son œil droit.

Lilian  15 ans , de Strasbourg, faisait du shopping, il est toujours hospitalisé après une longue opération pour une mâchoire fracturée et une joue perforée.

Castaner n’est pas un ministre de l’intérieur de la République , il porte la totale responsabilité de cette situation de guerre civile.

Que dire du Parquet de Belloubé ?

Sera-t-il à la hauteur ?

Régis de Castelnau :

 

Dans le silence obstiné des organisations syndicales, un pouvoir aux abois a instrumentalisé une répression judiciaire sans précédent pour tenter de mater un mouvement social. Il y a bien évidemment la stratégie du ministère de l’intérieur qui pousse à la violence pour tenter de disqualifier le mouvement. Mais malheureusement la magistrature accepte ces dérives et joue sa partition dans ce qui désormais s’apparente à une répression de masse qui entretient des rapports très lointains avec l’État de droit dont on nous rebat pourtant les oreilles. Cravachés par Nicole Belloubet en personne (!) se déplaçant au tribunal de Paris un dimanche, et par les interventions permanentes de la place Vendôme voire de Matignon y compris des instructions individuelles pourtant interdites par la loi, les parquets déchaînés basculent avec zèle dans la répression de masse, font procéder à des arrestations souvent préventives, par milliers, défèrent également par milliers des gens devant les tribunaux, à l’aide de procédures d’urgence dans lesquelles par des réquisitoires violents, il demande des peines folles. Et de façon stupéfiante la magistrature du siège a accepté de rentrer dans cette logique et distribue en cadence des peines ahurissantes. Depuis le début du mouvement, plus de 5000 arrestations, 1000 condamnations, 350 personnes incarcérées sur la base d’incriminations parfois farfelues. Et avec des interprétations de la loi répressive souvent audacieuses pour ne pas dire plus. Désolé, mais ceci n’est pas de la justice, c’est de l’abattage.

 

Et manifestement c’est loin d’être fini. Des anecdotes effarantes remontent de toute la France sur ce qui est en train de se passer. Tel sera condamné à six mois de prison ferme pour avoir partagé un statut sur Facebook, tel autre à 28 mois tout aussi fermes, sans avoir été défendu par un avocat, au prétexte selon la présidente du tribunal « que cela n’aurait rien changé ». Il y a des dizaines et des dizaines d’autres histoires qui font froid dans le dos. La France prend un drôle de chemin.  Dans tel département, le procureur et le préfet font conférence de presse commune pour menacer : « la justice sera impitoyable ! » Depuis quand sont-ce les procureurs et les préfets qui jugent ? Jusqu’à nouvel ordre, dans une démocratie, ils sont responsables du maintien de l’ordre, pas de rendre la justice. Dans tel autre, il semblerait bien que le procureur ait organisé une forme de « comité de salut public » chargé de fournir les charrettes, et on dit que les juges du siège qui vont juger le font sur la base du volontariat ! Naturellement les pressions se font nombreuses contre les avocats qui s’élèvent contre ces dérives et font leur devoir. Gare à la fermeté, l’exigence ou la passion, les plaintes du parquet contre les défenseurs dégringolent immédiatement. Et naturellement il y a le refus obstiné de se pencher sur la multiplication des violences policières, sur l’usage incroyablement excessif de la force. Notamment avec les flashs ball et les grenades de désencerclement utilisés en violation de règles pourtant claires. Et puis il y a bien sûr la violence directe, arbitraire dont de multiples vidéos donnent de tristes exemples. Cette impunité, ne peut qu’être un choix délibéré, et provoque fatalement l’émotion et la rage. Le procureur de Toulon ayant sous les yeux les vidéos du commandant Didier Andrieux permettant de voir parfaitement à qui on avait affaire a trouvé le moyen de se déshonorer en refusant immédiatement toute enquête au motif que le comportement du commandant frappeur aurait été « proportionné ». On rappellera que dans le passé ce n’était pas l’avis de ses subordonnés, et que le préfet plus malin et devant l’évidence a demandé une enquête de l’IGPN.

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Dans cette ambiance, et comme les tribunaux les suivent, comment s’étonner que les ministres les plus déplorables se permettent de proférer des menaces comme le font tous les jours Christophe Castaner, Benjamin Grivreaux ou Marlène Schiappa qui viennent d’inventer une nouvelle définition de la complicité, et exigent des arrestations préventives (!). Comment s’étonner qu’un premier ministre dont on attendait peut-être un peu plus de tenue annonce des mesures législatives liberticides qui vont finir par faire envie à Erdogan ?

Monsieur Macron, pour faire face à l’insurrection du peuple français a décidé de lancer un soi-disant grand débat national. Tout est bouclé pour qu’il n’y ait surtout pas de vrai débat. Griveaux nous a prévenus « de toute façon on ne changera rien ».
Mais attention, il ne faut surtout pas blesser les yeux du monarque. Qui est venu soi-disant lancer son soi-disant débat dans un bled au nom impossible : Grand-Bourgtheroulde. Je le connais et c’est d’ailleurs un bel endroit.
Des journalistes ont constaté, que là-bas, des gendarmes (décidément à quel point ce corps se déshonore aussi) arrêtent les gens, photographient leur pièce d’identité, et leur intiment d’enlever leurs gilets jaunes sous peine d’une amende de 135 € !

Ben dites donc Monsieur le procureur, en voilà une jolie collection d’infractions pénales.
Il y aurait eu un arrêté dont personne ne sait de qui il émane mairie ou préfet. Qui est une atteinte évidente à une liberté publique fondamentale celle d’aller venir dans la tenue qu’on souhaite à condition qu’elle ne constitue pas en elle-même un outrage aux bonnes mœurs. 
Si arrêté il y a eu, il est donc trop tard aujourd’hui pour le faire annuler en référé par le tribunal administratif. 
Première infraction pénale Article 432-4 du Code pénal :
– « Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, agissant dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission, d’ordonner ou d’accomplir arbitrairement un acte attentatoire à la liberté individuelle est puni de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. »
Ça c’est pour le préfet ou le maire. Et bien sûr les gendarmes.

Par ailleurs, les gendarmes s’apprêtaient, en toute connaissance de cause et tout aussi illégalement à dresser des procès-verbaux d’amende de 135 €.
Deuxième infraction pénale, le délit de concussion, Article 432-10 du Code pénal :
– Le fait, par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public, de recevoir, exiger ou ordonner de percevoir à titre de droits ou contributions, impôts ou taxes publics, une somme qu’elle sait ne pas être due, ou excéder ce qui est dû, est puni de cinq ans d’emprisonnement et d’une amende de 500 000 €, dont le montant peut être porté au double du produit tiré de l’infraction.
Ça c’est pour le préfet ou le maire, et pour les gendarmes.

Enfin le fichage, le Code pénal là aussi y pourvoit dans son article Art. 226-18 :
– Le fait de collecter des données à caractère personnel par un moyen frauduleux, déloyal ou illicite est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

Bon Monsieur le procureur vous avez tout ce qu’il vous faut. Bien sûr, vous ne bougerez pas. Alors on se contentera de vous rappeler votre serment :
– « Je jure de me comporter en tout comme un digne et loyal magistrat intègre, libre, IMPARTIAL, RESPECTUEUX DE LA LOI, des droits de toutes les parties et du secret professionnel. »

Le Sénat et l’Assemblée se grandirait à mettre en place une commission d’enquête sur l’utilisation de cette arme « modérément mortelle »

Lundi 17 décembre, Amnesty International publiait une enquête dénonçant « le recours excessif à la force par des policiers » pendant les manifestations des gilets jaunes, comprenant de nombreux témoignages de victimes et de secouristes, mais aussi de photographes et journalistes. L’ONG s’inquiète du nombre de blessés très élevé (1 407 manifestants, dont 46 grièvement selon les chiffres officiels), et de l’absence de toute réaction ou de remise en cause de la part des autorités face à un tel bilan. Cette enquête a fait l’objet d’une couverture médiatique quasi-nulle, qui témoigne du désintérêt des grands médias vis-à-vis des violences en manifestation… lorsqu’elles sont commises par la police.

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4 commentaires pour HALTE AU MASSACRE: Les gueules cassées de Castaner

  1. RASPOUTINE dit :

    Ils n’ont que ce qu’ils méritent et c’est bien peu par rapport aux destructions faites.
    De plus, ils vont volontairement au contact et en plus ils pleurnichent pour les petits bobos occasionnés.
    Ce ne sont pas des courageux et téméraires, mais plutôt des faibles dans tous les sens du terme, on ne va pleurer sur leur sort, et comme en Chine, ils devraient payer les dépenses que les travailleurs français payent avec leurs impôts, les munitions utilisées

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  2. macronéchec88 dit :

    (super)casta,le kéké du poker menteur !
    éborgneur à temps complet !

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