Neuilly sur Seine et ses Porsches Cayenne menacées par la pollution des 2ch citroen

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Pourtant si le monde avait le même ratio émission C02/richesse produite que la France , la quantité de C02 émise dans le monde serait divisée par 4 …

Le vrai , le seul problème n’est pas français; c’est le charbon..

Jean Christophe Fromantin et Patrick Ollier  se sont illustrés par un hidalguisme forcené. Qu’importe si les voitures anciennes ont franchi victorieusement les contrôles techniques , les contrôles techniques ne servent à rien…

Qu’importe  si la pollution de Paris doit beaucoup aux centrales à charbon de MME Merkel, qu’importe si toutes les études scientifiques démontrent que l’essence est pire que le diésel, que les hybrides ne valent pas mieux et que l’électricité est une supercherie…

Les 2ch citroen et les 205 Peugeot ne rentreront plus à Neuilly..

Mais qui voudra comparer le bilan carbone réel d’une 2CV et d’une Toyota Prius hybride  par exemple? La 2CH a sans doute des émissions élevées de CO2, mais un bilan CO2 beaucoup plus acceptable qu’une Prius incorporant beaucoup de technologie, produite aux quatre coins du monde dans des usines d’assemblage mondialisées, à partir de matières premières toujours plus nombreuses et toujours plus éloignées…

 

Cerise sur le gâteau, il apparaît maintenant qu’à force de faire des efforts pour baisser ce fumeux taux de CO2/km, les constructeurs sacrifient en fait le reste et présentent des véhicules qui polluent de plus en plus! Car le CO2 est une chose, les nombreux polluants de l’automobile en sont une autre (No2, particules, CO, benzène, HAP, etc.).

 

Ainsi, un classement récent établi par l’Automobile Magazine rejette la berline hybride de Toyota loin des meilleurs en matière de rejets de monoxyde de carbone, d’hydrocarbures et d’oxydes d’azote. Seuls les faibles rejets de CO2 lui permettent de faire bonne figure. Et encore, on ne parle ici que de rejets de CO2 durant l’utilisation de la voiture, et pas des émissions grises de CO2!

Le classement 2018 du Figaro montre que les voitures hybrides ne sont pas plus performantes que les diésels …

 

Ne le dites surtout pas à Yann Arthus-Bertand, il possède une Toyota Prius pour sauver la planète!

http://leparticulier.lefigaro.fr/jcms/p1_1720245/le-palmares-2018-des-voitures-les-moins-polluantes

Un échange épistolaire vient éclairer, mais en partie seulement, cette question. Un échange provoqué par André Berger. Ce climatologue Belge de renommée mondiale et dont l’apport majeur à la climatologie consiste en des calculs et des modélisations sophistiquées des bascules entre ères glaciaires et ères chaudes depuis un million d’années dues aux variations orbitales de la Terre. André Berger s’est souvent investi dans les débats publics de son pays sur le climat et l’énergie. Fin août dernier, il a donc pris sa plume pour écrire à l’Elysée la lettre suivante :

 

André Berger y appelle le Président Emmanuel Macron à faire de la France un leader du combat contre le réchauffement planétaire. En s’appuyant sur sa capacité nucléaire qui lui permet d’être l’un des pays industrialisés à présenter la plus faible intensité carbone de son économie. Si le monde entier avait le même ratio entre richesses produites et carbone émis, «ses émissions seraient divisées par quatre»,

 

Ceux qui emmerdent les Français ne sauveront pas la planèteimages_list-r4x3w1000-5a4cc039c7cbd-1975-citroen-2cv-6-2-jpg

 

Une  première étude a été publiée dans Environmental Research Letters. Et affirme en titre que «l’annonce du déclin final du charbon est peut-être exagérée». Les chercheurs allemands  signataires sont donc très polis. Mais leur démonstration est rude. Et la conclusion, annoncée dans le résumé, affirme que si les centrales au charbon actuellement planifiées sont construites (et utilisées), elles suffisent à s’approcher des 2°C de plus pour la température moyenne de la planète. Ils ont tout simplement compté les centrales à charbon actuellement en construction, ajouté celles dont la construction est planifiée, et déduit celles qui devraient fermer d’ici 2030 en raison de leur âge (ils ont choisi de prendre 40 ans de durée de vie pour une centrale à charbon, ce qui est réaliste). Une besogne ardue, mais indispensable. Même si les chercheurs n’ont pas traqué la moindre centrale à charbon future possible. Ils se sont concentrés sur les pays les plus importants (Chine, Inde, Indonésie, Vietnam et Turquie représentent 73% des centrales en construction ou planifiées) et en affectant chacune d’une probabilité de réalisation pour celles au stade de la planification. Les deux dernières années ont vu certains pays réduire leurs projets de centrales à charbon (Chine et Inde), mais d’autres les ont augmenté (Bangladesh, Egypte ou Pakistan).

Le résultat ? Passons tout de suite à la vision planétaire du problème climatique. Pour avoir une chance raisonnable de ne pas dépasser les 2°C d’élévation de la température moyenne, nous ne devons pas émettre plus de 700 milliards de tonnes de CO2 d’ici la fin du siècle. Or, les seules usines, centrales électriques, voitures, infrastructures de transports, bâtiments… construits avant 2010 émettront environ 500 milliards de tonnes de CO2 durant leur durée de vie. Si l’on ajoute les centrales à charbon en construction, planifiées, moins celles qui seront arrêtées sur la période, il faut y ajouter 150 milliards de tonnes de CO2. Bref, à elles seules, les émissions des centrales à charbon en construction et planifiées dépassent tout ce que nous pourrions encore émettre pour respecter  les 1,5°C de l’Accord de Paris. Sauf qu’il faut y ajouter le pétrole et le gaz…

Le second article , paru Earth’s Future, une revue de l’American Geophysical Union, détaille les projets de l’un des pays les plus important dans cette affaire, l’Inde. Avec encore 300 millions de personnes dépourvues d’accès à l’électricité chez eux, et une économie en vive croissance, l’Inde prévoit d’augmenter considérablement sa production électrique. Pour prendre conscience de l’ampleur des besoins, il n’est pas inutile de méditer ceci : d’ici 2050 l’Inde devrait compter 400 millions de nouveaux urbains, autrement dit construire, chaque année durant 32 ans, l’équivalent de l’agglomération parisienne, puis l’alimenter en électricité.

Ces objectifs sont très ambitieux, et les installations soulèvent nombre de contestations (hydraulique, nucléaire) qui mettent en doute leur faisabilité dans les calendriers annoncés. Les constructions de centrales à charbon, malgré les désastres sanitaires qu’elles provoquent (des dizaines de milliers de morts prématurées par an en raison des maladies respiratoires), sont beaucoup mieux acceptées.

Les auteurs du premier article avertissent : compter sur la seule baisse des coûts des énergies nouvelles renouvelables pour obtenir une sortie du charbon mondiale serait très imprudent. Il faudra des politiques beaucoup plus énergiques, ciblées sur les centrales à charbon, si l’on souhaite encore ne pas trop dépasser l’objectif des 2°C – les 1,5°C étant complètement hors de portée.

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