Le juge Tournaire  a t il utilisé le témoignage d’un criminel contre l’humanité pour mettre en examen Nicolas Sarkozy 

 

L’Obs écrit : Selon nos informations, les policiers ont concentré leur audition sur les éléments nouveaux dont ils disposent ou qu’ils ont exploités : les déclarations d’Abdallah Senoussi, l’ancien chef du renseignement militaire.

Le témoignage d’ Abdallah al-Senoussi pose problème , cette ordure a trop de sang sur les mains , la justice doit s’expliquer !

Je ne suis pas un sarkoziste béat ; j’ignore s’il est coupable ou innocent mais Il y a une limite à l’infamie ;abdallah_al-senoussi         ‘

Abdallah al-Senoussi, l’ancien chef des services de renseignement de Mouammar Kadhafi, qui avait été livré à la Libye par le régime mauritanien peu après le renversement du dictateur libyen a joué un rôle décisif dans la décision de mettre Nicolas Sarkozy en garde à vue dans le dossier dit du « financement de la campagne présidentielle » de l’ancien président français. Au moment de l’intervention française, Senoussi avait déja publiquement évoqué de tels transferts de fonds.

 

Les enquêteurs, semble-t-il, ont pu interroger l’ancien chef des services libyens dans la prison de Tripoli où il est détenu. Reste à connaitre le degré de précision de ce témoignage et d’évaluer sa crédibilité venant d’un proche de Kadhafi renversé à la suite d’une opération militaire décidée par Nicolas Sarkozy, à l’époque chef de l’Etat.

https://mondafrique.com/temoignage-cle-dabdallah-al-senoussi-contre-nicolas-sarkozy/

Marié avec la sœur de Safia Farkash, il est le beau-frère par alliance de Mouammar Kadhafi.

 

Pendant les années 1980, Abdallah Senoussi est responsable de la sécurité intérieure de l’ex-Jamahiriya arabe libyenne, à une période où beaucoup d’opposants au régime sont tués. En 2002, il est nommé à la tête du Service de renseignements militaires de la Jamahiriya.

Le 19 septembre 1989, un DC10 d’UTA s’écrasait au Niger, provoquant la mort de 170 personnes, dont 54 Français. Retour sur un attentat orchestré par la Libye et le long combat judiciaire des familles des victimes

Ce vendredi 19 septembre, les proches des victimes et les autorités françaises commémorent le 25ème anniversaire de l’attentat du DC10 d’UTA, alors que le projet de loi de renforcement de « lutte contre le terrorisme » pour répondre aux nouvelles menaces djihadistes vient d’être adopté.

 

Une valise piégée

Le 19 Septembre 1989, le vol UTA 772 Brazzaville – Roissy disparaît des écrans radar, 46 minutes après son escale de N’Djaména au Tchad. Les débris épars du DC-10 et les corps de ses 170 passagers sont retrouvés, dans le désert du Ténéré au Niger, quelque 17 heures plus tard. Une bombe situé dans le conteneur des bagages enregistrés à Brazzaville a explosé, détruisant l’avion en vol. Quelques mois auparavant, le 21 décembre 1988, l’attentat du vol 103 de la Pan Am avait détruit le Boeing américain 747–100 qui assurait la liaison Londres – New York. L’avion avait explosé au-dessus du village de Lockerbie en Écosse et causé la mort de 270 personnes.

 

Le 23 septembre 1989, une instruction est ouverte en France sur l’attentat du DC10 d’UTA par le Parquet de Paris. En juin 1990, un témoin congolais, Bernard Yanga, aiguille les enquêteurs français sur la piste libyenne. De leur côté, en 1991, les Etats-Unis accusent la Libye d’avoir perpétré l’attentat de Lockerbie et inculpent deux agents libyens. En octobre de la même année, le juge Jean-Louis Bruguière lance des mandats d’arrêt internationaux contre quatre diplomates libyens. Deux autres mandats seront lancés ultérieurement, visant notamment Abdallah Senoussi, le numéro deux des services secrets libyens et beau-frère de Mouammar Kadhafi.

 

6 suspects libyens condamnés par contumace en 1999

Dix ans après l’attentat, le 10 mars 1999, les  six suspects libyens du dossier UTA sont condamnés par contumace à la réclusion à perpétuité par la cour d’assises spéciale de Paris.  Le 16 juillet suivant, la Libye verse 34 millions d’euros pour acquitter les dommages et intérêts accordés par la cour d’assises aux plaignants.

 

La longue et douloureuse question de l’indemnisation des familles des victimes

En 2003, la partie française réclame un traitement équitable après l’accord sur l’attentat de Lockerbie intervenu entre la Libye, les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Le 11 septembre, après plusieurs déplacements à Tripoli, les représentants des familles des victimes concluent un accord de principe avec la Libye.

 

Le 9 janvier 2004, après des mois de négociations chaotiques, Français et Libyens signent enfin à Paris, un accord d’indemnisation des familles des victimes de l’attentat perpétré quinze ans auparavant. Dans sa principale disposition, l’accord prévoit le versement par la « Fondation de bienfaisance Kadhafi » d’un dédommagement de un million de dollars par famille, soit 170 millions de dollars au total pour les 170 victimes. C’est la Fondation qui a mené les négociations avec le Collectif des familles des victimes et l’association SOS Attentats. L’argent, versé en quatre étapes tous les deux mois, doit être remis à une fondation spécialement créée à Paris, qui le reversera aux familles. Aux termes d’un accord parallèle conclu d’Etat à Etat, un supplément de 30 millions de dollars sera versé par Tripoli pour compléter l’indemnisation d’environ deux tiers des familles. Globalement, la Libye aura donc versé 215 millions de dollars, soit 1,25 million par famille. Le combat des familles des victimes aura duré 15 ans.

 

Abdallah Senoussi, poursuivi pour crimes contre l’humanité

Après la chute du régime libyen, le 22 août 2011, les familles de victimes de l’attentat contre le DC-10 d’UTA imputé au régime libyen demandent que les condamnations prononcées par défaut soient exécutées.   Abdallah Senoussi, son beau-frère, impliqué dans l’attentat et condamné par contumace en 1999,  est arrêté à Nouakchott en mars 2012. A son retour en Libye, il devait être poursuivi pour « crimes contre l’humanité ».

D’après des dissidents libyens, il serait également responsable du massacre de 1 200 prisonniers dans la prison d’Abou Salim en 1996.

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