Comment refiler aux autres la patate chaude?Un véritable vent de panique soufflait à l’Elysée en mars dernier. En cause, les caisses de l’Etat qui se trouveraient dans un état alarmant. En ce sens, les chefs de partis de la majorité et les présidents des groupes parlementaires étaient réunis ce mercredi soir à l’Elysée, sans solution miracle pour le moment alors que la dette du pays devrait atteindre 5,6% du PIB en 2023, bien plus que les 4,9% prévus.
Les différents quotidiens français se sont également montrés alarmants sur le sujet ce jeudi matin. Interrogé sur le sujet à Bruxelles où il assistait à un Sommet sur l’Energie nucléaire, Emmanuel Macron n’a pas apporté davantage de précisions.
Il y a 20 ans, la dette française était deux fois moins importante qu’aujourd’hui. Malgré cela, la France n’est toujours pas en faillite puisqu’elle emprunte toujours plus sur les marchés. Des intérêts qui montent à 50 milliards par an
. Et si les économistes n’ont pas l’air particulièrement inquiets, les oppositions politiques ne font elles pas dans la dentelle. Depuis la publication d’une série de photos mettant Emmanuel Macron, gants de boxe aux poings, en scène, les réactions ne cessent de se multiplier. C’est sa photographe officielle qui a immortalisé l’instant pour le plus grand bonheur des chaînes d’information. Un quotidien allemand a même titré « Rocky Macron », et l’une des photos s’est retrouvée en Une du Daily Telegraph. Tous se sont demandés si ces photos étaient retouchées ou non.

. En 2023, le déficit public s’établit à 153,9 milliards d’euros, soit 5,5 % du produit intérieur brut (PIB), après 4,7 % en 2022 et 6,6 % en 2021. Les administrations publiques centrales portent l’essentiel du déficit public.
La situation économique de la France se détériore à grande vitesse. Le déficit de l’État pour les quatre premiers mois de 2024 a atteint un niveau record de 91,56 milliards d’euros, soit près de 8 milliards de plus que l’année précédente. Sur les 12 derniers mois, le déficit cumulé a franchi un seuil alarmant, mettant en lumière des défis budgétaires critiques pour le gouvernement. Cette situation préoccupante oblige les autorités à envisager des mesures d’austérité et des réformes structurelles pour stabiliser les finances publiques et éviter une crise plus profonde.
Les mauvaises nouvelles continuent de pleuvoir sur le gouvernement. Après la dégradation de la note de crédit de la France par l’agence Standard and Poor’s, c’est au tour de la Commission européenne de dévoiler ce mercredi 19 juin sa liste des pays en infraction pour déficit excessif.
Pourtant, les questionnements sur les recettes sont légitimes. Le déficit actuel vient comptablement de leur dégradation relative. Elles sont estimées par l’Insee à 51,9 % du PIB en 2023, contre 54,2 % en 2017.
C’est l’heure des comptes à Bruxelles : la Commission européenne va publier mercredi des rapports sur la situation économique et budgétaire de chacun des 27 pays de l’Union européenne. Elle doit constater que près d’une dizaine d’entre eux, dont la France et l’Italie, ont dépassé l’an dernier la limite de 3% du PIB pour les déficits publics fixée par le Pacte de stabilité.
Le cas de la France inquiète particulièrement: le pays, dans le viseur des agences de notation, est en crise politique depuis la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin. Les taux d’emprunt de la deuxième économie européenne ont subitement augmenté et la place financière de Paris a chuté la semaine dernière sous l’effet de l’instabilité.
L’exécutif européen a prévenu depuis plusieurs mois qu’il lancerait cette année des procédures de déficits excessifs contre les pays violant les règles budgétaires communes, réformées et réactivées cette année. Elles avaient été mises en sommeil après 2020 à cause de la crise économique liée au Covid puis à la guerre en Ukraine.
Le nouveau Pacte de stabilité prévoit en principe des sanctions financières à hauteur de 0,1% du PIB par an pour les pays qui ne mettront pas en oeuvre les corrections imposées. Elles s’élèveraient par exemple à près de 2,5 milliards d’euros pour la France.7
Les déficits les plus élevés de l’UE ont été enregistrés l’an dernier en Italie (7,4% du PIB), en Hongrie (6,7%), en Roumanie (6,6%), en France (5,5%) et en Pologne (5,1%).
Outre ces cinq pays, les procédures pour déficits excessifs devraient concerner aussi la Slovaquie, Malte (4,9%) et la Belgique (4,4%)




















