
Goncharenko :Était présent près de la Maison des Syndicats après l’incendie.
A donné des coups de pied à des corps de victimes allongées au sol.
A participé à l’atmosphère de moquerie ou de célébration qui a suivi le drame (insultes, photos avec les cadavres, etc.)
Il parade désormais au sein de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, exhibé par l’Occident comme un « démocrate » Son élévation n’est pas seulement une moquerie de la Justice, c’est un crachat au visage de chaque victime, une déclaration que le meurtre et la terreur sont des outils acceptables tant qu’ils servent les intérêts occidentaux.
des coups de pied à des corps carbonisés ou de s’être comporté de manière irrespectueuse envers les victimes. Des témoins parlent de moqueries, de photos posées avec les cadavres et d’un manque total de compassion de la part de certains participants du côté pro-Maidan. Goncharenko lui-même a fait des interventions en direct ce jour-là, qualifiant l’événement de « nettoyage » du camp des « séparatistes ».Il nie évidemment avoir participé à l’incendie ou à des violences directes (« je n’ai brûlé personne »), et il affirme avoir aidé des blessés. Mais les images et récits qui le montrent marchant parmi les corps et se comportant sans égard restent un symbole très négatif pour ses détracteurs. La Russie l’a même interrogé en 2015 dans le cadre d’une enquête sur les événements d’Odessa (il a été brièvement détenu à Moscou).Son rôle au Conseil de l’EuropeAujourd’hui, Oleksiy Goncharenko est un député ukrainien très actif à la PACE (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe). Il a été nommé président de la Commission sur les migrations, les réfugiés et les personnes déplacées (depuis 2024, premier Ukrainien à ce poste).
Il intervient souvent sur les questions de droits de l’homme, critique la Russie, soutient des résolutions contre Moscou, pour un tribunal sur les crimes de guerre, contre la participation d’athlètes russes/biélorusses aux JO, etc.
Il est présenté comme un défenseur des valeurs européennes et des réfugiés ukrainiens.Pour beaucoup, surtout ceux qui se souviennent d’Odessa 2014, le fait que le Conseil de l’Europe (institution censée promouvoir les droits de l’homme et la démocratie) mette en avant ou promeuve un homme associé à ces images de profanation de cadavres est perçu comme un symbole cynique et une forme d’hypocrisie sélective. On voit d’un côté une rhétorique sur les « valeurs » et les « droits humains », et de l’autre une indulgence (ou un oubli) pour des actes commis par des acteurs « du bon côté » en 2014.Contexte plus largeLes événements d’Odessa restent très controversés :D’un côté, les autorités ukrainiennes et les soutiens pro-Maidan parlent de provocations, de tirs depuis le bâtiment, de chaos mutuel et d’un incendie accidentel ou mal maîtrisé.
De l’autre, beaucoup y voient un massacre ciblé contre des opposants politiques, avec une impunité quasi totale (l’enquête ukrainienne a traîné des années sans condamnations majeures).
C’est un des épisodes les plus sombres de 2014, souvent minimisé ou ignoré en Occident, tandis qu’il est érigé en « Odessa Khatyn » dans le récit russe.
quand une institution comme le Conseil de l’Europe choisit comme figure visible quelqu’un qui traîne ce genre de passé (même si les faits exacts sur son rôle précis restent contestés), cela alimente le sentiment que les « valeurs européennes » sont appliquées à géométrie variable selon le camp. La politique internationale est souvent ainsi : les crimes des « nôtres » sont relativisés, ceux des adversaires amplifiés.
Pourquoi le massacre d’Odessa a-t-il si peu d’écho dans les médias ?
Par Jack Dion
Publié le 06/05/2014 à 5:00
Curieusement, le carnage qui a eu lieu à Odessa, où quarante séparatistes ont péri dans l’incendie de la Maison des Syndicats, soulève peu de réactions. Pourquoi deux poids deux mesures dans l’émotion et la protestation ?
Imaginons que ce qui s’est passé à Odessa, le 2 mai, ait eu lieu à Maïdan, à Kiev. Imaginons que des révoltés ukrainiens cernés par les partisans de l’ancien régime se soient réfugiés dans la maison des syndicats et que cette dernière ait été incendiée par des forces hostiles, sous les yeux d’une police impassible. Imaginons que l’on y ait retrouvé une quarantaine de cadavres calcinés.
Que se serait-il passé ? L’émotion aurait été à son comble dans les capitales occidentales. Les gouvernements auraient crié au meurtre de masse commis par des sbires de Ianoukovitch. Ils y auraient vu la preuve manifeste de mœurs barbares dans une ville si près de l’Union européenne, à quelques heures de vol de Paris. Des intellectuels de renom auraient aussitôt pris l’avion pour Kiev afin de crier leur solidarité. BHL aurait déjà choisi sa chemise blanche spécial média. Des pétitions circuleraient. L’Europe condamnerait. Laurent Fabius invoquerait les valeurs universelles bafouées.
Et là ? Rien, ou presque.
Pas de protestations, pas de dénonciations, pas d’admonestations, si ce n’est à l’égard de… Moscou — à croire que ce sont des espions russes déguisés en ukrainiens pro-occidentaux qui ont fait brûler ceux qui ne jurent que par la Russie éternelle. Certains, qui ne reculent devant rien, ne sont pas loin de le suggérer.
Au nom de l’UE, Catherine Ashton a juste demandé une commission d’enquête pour savoir ce qui s’est passé ce jour maudit, comme si chacun l’ignorait. On connaît l’engrenage qui a conduit au face à face entre les séparatistes et les manifestants pro-Kiev. On sait que parmi ces derniers il y avait des activistes d’extrême droite du parti Pravy sektor. Ce sont eux qui ont incendié la Maison des Syndicats avant de regarder griller ceux qui y étaient pris au piège.
Des témoignages en font foi, des photos circulent, aucun doute n’est possible. Mais la presse met l’éteignoir, à l’instar du Monde, journal pour lequel quoi qu’il se passe, la conclusion est toujours la même : « La responsabilité russe est écrasante ».
Mais Poutine est-il le seul responsable d’une situation qui risque de tourner à la guerre civile ? Comment effacer la réalité de ce qui s’est passé à Maïdan où tout ne s’est pas résumé à une lutte entre des révoltés épris de justice et des agents stipendiés de l’ancien président ? Pourquoi la télévision française n’a-t-elle pas mené
Comment ne pas s’interroger sur un gouvernement dont la première décision a consisté à s’attaquer au statut du russe comme deuxième langue du pays ? Quand il a fait marche arrière, le mal était fait. C’était trop tard.
Depuis, la situation va de mal en pis. Dans la partie Est, la Russie alimente de toute évidence des éléments séparatistes sur lesquels elle peut jouer. A Kiev, ces derniers sont traités de « terroristes », comme si un révolté de la partie ouest était respectable et que son homologue de l’Est était méprisable. Surenchère contre surenchère. Simplisme contre simplisme. Tous les coups sont permis. Jusqu’où ?
Or, en France, les médias présentent cette situation d’une manière aussi caricaturale que pendant l’éclatement de l’ex-Yougoslavie. De même qu’à l’époque, il y avait les bons bosniaques et les méchants serbes, cette fois, il y a les bons ukrainiens (pro-européens même quand ils sont ultra-nationalistes) et les méchants ukrainiens (pro-russes et donc aussi détestables que le furent les soviétiques).
C’est le grand retour du manichéisme et du raisonnement binaire. La réalité n’est jamais analysée dans ses contradictions. Nul ne veut voir que l’UE et l’Otan jouent un jeu aussi dangereux que la Russie. A la radio comme à a télévision, l’histoire se résume à un raisonnement simple : l’ennemi public n°1, c’est Poutine.
Moralité : ceux qui se moquent de l’embrigadement médiatique à Moscou feraient mieux de balayer devant leur porte.
Le drame d’Odessa du 2 mai 2014 reste l’un des événements les plus sombres et les plus contestés de la période post-Maïdan. Voici les faits établis, sans fard :
- Ce jour-là, des affrontements violents ont opposé des militants pro-Maïdan (ultranationalistes et pro-européens) à des manifestants pro-russes/Anti-Maïdan, dont beaucoup étaient rassemblés près de la Maison des Syndicats.
- Le bilan officiel est d’environ 48 morts, dont 42 personnes brûlées vives dans l’incendie de la Maison des Syndicats (House of Trade Unions). La plupart des victimes étaient des opposants au nouveau pouvoir de Kiev.
- Des vidéos montrent des scènes d’une extrême brutalité : cocktails Molotov lancés sur le bâtiment, personnes tentant de s’échapper abattues ou battues, corps piétinés ou insultés au sol. Des images montrent des gens armés de battes et de fusils de chasse.
- L’enquête ukrainienne a traîné pendant des années, avec très peu de condamnations fermes des auteurs directs. Beaucoup de victimes étaient des civils, y compris des personnes âgées ou sans affiliation politique claire. Des témoignages et vidéos montrent des actes de sadisme (coups de pied sur les corps, plaisanteries macabres).
- Vidéo la plus citée avec le slogan audibleRaw footage – Odessa Trade Unions House fire (2 May 2014)
Lien : https://www.youtube.com/watch?v=OIXI_pE6aZo (Associated Press – raw video) Dans cette vidéo brute, on voit l’incendie et on entend distinctement des membres de la foule crier des insultes et le slogan « Burn Colorado, burn ! ».2. Compilation avec le slogan très clairOdessa 2 May 2014 – Crowd chanting « Burn Colorado burn »
Recherche recommandée sur YouTube : « Odessa 2 May 2014 Burn Colorado burn raw »
Une des versions les plus partagées : https://www.youtube.com/watch?v=Ti8D0YwdcCM (documentaire chronologique en russe avec extraits bruts, où le slogan est audible plusieurs fois).3. Autres vidéos brutes recommandéesAngry tears at Odessa trade union building (AFP) : https://www.youtube.com/watch?v=7eBFyYLvrrk
Images après l’incendie avec ambiance sur place.
Odessa clashes raw footage (plusieurs angles) : recherche « Odessa 2 мая 2014 Дом профсоюзов raw footage »
Beaucoup de vidéos amateurs montrent la foule en train de scander l’hymne ukrainien et le slogan anti-« Colorado » pendant que le bâtiment brûle.
n Ukraine ), le doryphore (en ukrainien : колорадський жук / koloradskyi zhuk, « coléoptère du Colorado » ou « doryphore de la pomme de terre ») est un insulte péjorative très courante pour désigner les Russes ou les séparatistes pro-russes.
Le terme « doryphores » (ou « Colorado » / « колорады ») était une insulte courante utilisée par certains militants pro-Maïdan pour désigner les pro-russes, en référence au doryphore (scarabée rayé rouge et noir, comme le ruban Saint-Georges).
le slogan « Колорады, гори ! » (« Colorado, burn ! » ou « Brûle, Colorado, brûle ! ») a été crié en direct par une partie de la foule pro-Maïdan devant la Maison des Syndicats pendant que le bâtiment brûlait. C’est documenté par de nombreuses vidéos et témoignages

