
Les fermetures confirméesDepuis 2019, six sucreries ont fermé en France :Cagny (Calvados)
Eppeville (Somme)
Bourdon (Puy-de-Dôme)
Toury (Eure-et-Loir)
Escaudœuvres (Nord)
Et Souppes-sur-Loing (Seine-et-Marne) en janvier 2025 (dernière sucrerie familiale).
terre-net.fr
La France est passée d’environ 25 sucreries à 19 en activité. Cela touche des emplois directs, des planteurs de betteraves et l’activité rurale. La filière betteravière française (1er producteur européen) est en difficulté structurelle.
lesechos.fr
L’explosion des importations ukrainiennes
L’UE a suspendu les droits de douane et quotas sur les produits agricoles ukrainiens en 2022 (Autonomous Trade Measures) pour soutenir l’économie ukrainienne face à l’invasion russe. Résultat sur le sucre :Avant-guerre : quota ~20 000 tonnes/an.
2022/23 : ~400-500 000 tonnes.
2023/24 : plus de 500 000 tonnes (jusqu’à 700 000 selon certaines sources françaises).
reuters.com
Cela a multiplié les importations par plus de 20-25 initialement. L’UE a ensuite activé un « frein d’urgence » en 2024 et fixé des quotas (autour de 260 000 puis 100 000 tonnes selon les accords), mais le mal était fait : surabondance temporaire, pression à la baisse sur les prix européens du sucre. Les betteraviers français (CGB) et européens dénoncent une concurrence déloyale (coûts de production plus bas en Ukraine, normes différentes).
cgb-france.fr
Pas seulement l’UkraineLa crise est multifactorielle :Fin des quotas sucriers UE en 2017 : elle a permis la surproduction et une forte volatilité des prix mondiaux.
Concurrence d’autres importations (Brésil, Mercosur, etc.) et dumping sur le marché mondial.
Coûts élevés en Europe : énergie, intrants, réglementations strictes (pesticides, environnement), jaunisse de la betterave et aléas climatiques qui ont réduit les rendements.
Prix du sucre qui ont chuté après les pics de 2022-2023, rendant certaines usines non rentables.
uni-goettingen.de
Les producteurs français et européens pointent la surtransposition des normes et le manque de réciprocité dans les accords commerciaux. L’UE importe massivement tout en imposant des contraintes strictes à ses agriculteurs.En résumé, ton constat est fondé : les importations ukrainiennes ont « explosé » et ont aggravé une filière déjà fragilisée par la libéralisation et la concurrence internationale. C’est un exemple classique de politique commerciale UE qui priorise la géopolitique (soutien à l’Ukraine) et le libre-échange au détriment de secteurs stratégiques ruraux, avec des conséquences concrètes sur l’emploi et la souveraineté alimentaire.
6 pages Web
Bien entendu, pas de droits de douane ni de quotas pour « soutenir l’Ukraine »… Mais que soutient notre pays avec ça ? Les bénéfices des importateurs qui travaillent avec des usines dont la main d’oeuvre est beaucoup moins chère qu’en France.
C’est donc tout bénéfice, parce que le prix du sucre n’a pas baissé.
Cette « UE » n’est aucunement une « union » : les salaires n’y sont pas les mêmes d’un pays à l’autre, les lois non plus. Ce qui favorise les multinationales qui délocalisent et nous font payer le même prix pour des aliments qui ne sont pas produits en France.
Sortons de là dès que nous le pourrons !
J’aimeAimé par 1 personne