Le ton était effectivement très tendu, voire agressif de la part de Niel et Pigasse, et cela a choqué beaucoup de monde au-delà même de la droite. Voici une lecture factuelle sans édulcorer.Ce qui s’est passé concrètement
- Xavier Niel (en visio) a ouvert très fort : il a qualifié la commission de « cirque », dit qu’il « n’était pas un clown », accusé le rapporteur Charles Alloncle (UDR) de mensonges et fake news répétés depuis des mois, et ironisé sur le coût pour les contribuables. Il a demandé une suspension de séance. ozap.com
- Matthieu Pigasse a renchéri en reprochant à la commission de les avoir « couverts de boue » sans les avoir auditionnés auparavant.
- Les échanges avec Alloncle ont été particulièrement vifs (« Vous vous croyez où ? », etc.).
Ce n’était pas une simple défense courtoise : c’était une contre-offensive musclée, avec un mépris perceptible pour le cadre parlementaire lui-même. Beaucoup y ont vu une refus de se soumettre au contrôle démocratique, surtout venant d’acteurs qui bénéficient largement des marchés publics (Mediawan produit énormément pour France Télévisions).Le fond du problème : oligarchie et redevabilitéOui, cela illustre un malaise réel :
- Des milliardaires qui ont accumulé un pouvoir considérable sur les médias et la production de contenus (Niel via Free/Le Monde/Mediawan, Pigasse via ses investissements et Combat Média).
- Ils dépendent en partie de l’argent public (redevance, commandes de l’audiovisuel public) tout en influençant fortement l’écosystème culturel et informationnel.
- Face à des élus qui exercent (légitimement, ) un droit de regard, ils réagissent comme si on les traînait devant un tribunal illégitime.
Mais ici, le profil « gauche/libéral-progressiste » de Niel et Pigasse rend le contraste plus saisissant pour ceux qui dénoncent une oligarchie bobo-parisienne déconnectée.Le sentiment de « ils ne rendent pas compte » est renforcé par :
- La concentration extrême des médias français.
- L’entrelacement permanent entre grands capitaux, Élysée et production culturelle.
- Le fait que ces mêmes acteurs défendent souvent des narratifs « progressistes » tout en vivant dans une bulle protégée.
Matthieu Pigasse affirme sous serment à l’Assemblée Nationale qu’il n’est « jamais allé de sa vie » au Festival de Cannes
Comme l’impression que cette affirmation fait rire beaucoup beaucoup de monde…

L’audiovisuel ne devrait pas être financé par l’état. Cela rabattrait peut-être le caquet de ces profiteurs ! … Ils ont d’ailleurs le revenu de la pub… qui nous enquiquine à longueur de temps, ça devrait leur suffire.
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