
La guerre au Moyen-Orient (conflit impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis) a fortement perturbé les exportations d’énergie :
- Le détroit d’Ormuz est pratiquement bloqué par les attaques iraniennes sur les navires.
- Des frappes sur les infrastructures au Qatar (Ras Laffan, le plus grand site de GNL au monde) ont détruit ou endommagé environ 17 % de sa capacité de production de GNL, avec une reprise qui pourrait prendre 3 à 5 ans.
Cela représente une perte massive : environ 20-28 millions de tonnes de GNL retirées du marché, soit presque toute la croissance prévue pour 2026. L’Asie, qui importe massivement du GNL du Moyen-Orient, est la plus touchée.Réactions des pays asiatiques
- Japon, Corée du Sud, Taiwan : Ils relancent ou augmentent la production à partir du charbon (levée des plafonds sur les centrales), boostent le nucléaire quand c’est possible, et achètent du GNL spot très cher.
- Inde : Augmente fortement l’usage du charbon pour faire face à la demande estivale.
- Pakistan et Bangladesh (plus vulnérables) : Restrictions sévères (coupures d’électricité, fermetures d’usines, écoles fermées pour économiser l’énergie), rationnement et recours massif au charbon et au pétrole.
- Mesures générales : économies d’énergie, rationnement, et dans certains cas redémarrage de centrales à charbon mises à l’arrêt.
Cela provoque une hausse des émissions de CO₂ et un recul temporaire des objectifs climatiques. Le GNL, présenté comme « carburant de transition », perd de la crédibilité après ce deuxième choc majeur (après celui de 2022 avec la Russie).À long terme, les analystes prévoient que certains pays vont diversifier davantage vers le charbon (comme backup), le nucléaire et les renouvelables pour gagner en sécurité énergétique.La situation reste très fluide : les stocks asiatiques s’épuisent rapidement, et les prix du GNL spot ont explosé (jusqu’à doubler). Les États-Unis pourraient profiter de cette crise en augmentant leurs exportations de GNL, mais la logistique prend du temps.
Mesures immédiates prises par les pays
- Japon : À partir d’avril 2026, le gouvernement lève temporairement les restrictions sur les centrales à charbon les moins efficaces (celles avec un rendement < 42 %). Elles pourront fonctionner à pleine capacité pendant un an pour économiser du GNL. C’est une mesure d’urgence pour éviter les pénuries. reuters.com
- Corée du Sud : Suppression du plafond à 80 % d’utilisation des centrales à charbon. Le pays augmente aussi sa production nucléaire en parallèle pour compenser.
- Thaïlande : Ordre donné aux centrales à charbon de fonctionner à pleine capacité. Deux unités qui avaient été fermées l’année dernière à la centrale de Mae Moh sont en cours de redémarrage.
- Philippines et Vietnam : Augmentation rapide de la production d’électricité à partir du charbon. Le Vietnam négocie des importations supplémentaires de charbon en urgence.
- Bangladesh : Forte hausse de l’utilisation du charbon dans les centrales existantes et augmentation des importations. Le pays fait face à des coupures sévères et priorise le charbon pour maintenir l’industrie (textile notamment).
- Inde : Elle brûle davantage de son charbon domestique pour faire face à la demande estivale élevée.
- Pakistan : Recours accru au charbon local et importé, avec des restrictions énergétiques drastiques.
- Indonésie (grand exportateur) : Elle augmente sa production de charbon et donne la priorité à la consommation nationale plutôt qu’aux exportations.
Impacts chiffrés et conséquences
- Les prix spot du GNL en Asie ont doublé (parfois +70-100 %), tandis que ceux du charbon n’ont augmenté que d’environ 14 %, rendant le charbon beaucoup plus attractif économiquement à court terme.
- Cette pivot vers le charbon concerne surtout les centrales déjà existantes (redémarrage ou augmentation de régime), plutôt que la construction massive de nouvelles centrales.
- Conséquences environnementales : Hausse immédiate des émissions de CO₂ et risque de pollution de l’air plus importante dans les grandes villes. Cela représente un recul clair des objectifs climatiques pour 2026-2027.
- À plus long terme, cette crise érode la confiance dans le GNL comme « carburant de transition ». Beaucoup d’analystes prévoient que les pays vont accélérer à la fois le charbon comme backup, le nucléaire et les renouvelables pour gagner en indépendance énergétique.
il nous reste du charbon (je crois) dans les mines d’Alès et sans doute ailleurs…. . On pourra demander l’aide des ingénieurs de tous ces pays….
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😅😂🤣HEP! LES MOUGEONS!…UN PAYS OU LE PEUPLE EST MALTRAITE SURVEILLÉ ET BIENTÔT MUSELÉ, OU LES MERDIAS,LA JUSTICE ET L’OPPOSITION SONT A LA BOTTE DU POUVOIR ON APPELLE ÇA COMMENT ? une démocratie ou un régime totalitaire ? allez un effort..faites fonctionner vos neurones !🤓
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