Le pétrole brut est moins cher aujourd’hui qu’en 2008 mais à la pompe le super est 1€plus cher: le prix des taxes pour financer les moulins à vent du délire escrologiste

  • 2008 : Le prix du pétrole brut (Brent) a culminé à environ 147 $ le baril en juillet 2008, au cours d’une forte hausse spéculative et fondamentale. Le prix de l’essence sans plomb française (SP95/Euro 95) s’est établi en moyenne entre 1,35 et 1,49 €/L au milieu de l’année 2008, selon le mois.indiatoday.in
  • Aujourd’hui (début 2026) : le prix du pétrole brut oscille autour de 100 à 112 $ le baril (WTI autour de 100 $, le Brent étant souvent légèrement supérieur ces derniers temps, avec une certaine volatilité). En France, le prix de l’essence à la pompe est effectivement proche ou supérieur à 2,00 €/L (les données récentes indiquent environ 1,97 à 2,11 €/L selon la provenance et le type de carburant).tradingeconomics.com

Le contraste visuel se confirme donc : le pétrole est moins cher aujourd’hui qu’au pic de 2008, pourtant le carburant à la pompe est sensiblement plus cher en euros le litre.

Le pétrole brut ne représente qu’une partie du prix final à la pompe (souvent 30 à 40 % ou moins dans les pays à forte fiscalité comme la France). Le reste comprend :

  1. Raffinage, distribution et marges : Le pétrole brut doit être raffiné en essence ou en gazole. Les marges de raffinage (ou « marges de raffinage ») fluctuent indépendamment de la demande pour des produits spécifiques, de la capacité des raffineries, des opérations de maintenance et des problèmes d’approvisionnement régionaux. À cela s’ajoutent les marges de distribution, de stockage et de vente au détail. Ces dernières ne sont pas directement corrélées au prix du pétrole brut.
  2. Les impôts — le facteur le plus important en Europe/en France :
    • En France, les taxes (TICPE + TVA) représentent généralement environ 50 % ou plus du prix à la pompe. La TICPE est une taxe d’accise fixe par litre (et non un pourcentage du prix du pétrole brut), et elle a augmenté au fil du temps (notamment avec l’ajout de composantes carbone/climat depuis 2014 environ).
    • La TVA (20%) s’applique en plus du prix hors taxes + accises, ce qui amplifie les augmentations du coût de base.
    • Résultat : Lorsque le prix du pétrole brut baisse, la part des taxes reste élevée, voire augmente, ce qui limite la baisse du prix à la pompe. En revanche, lorsque d’autres coûts (raffinage, tarification du carbone) augmentent, le prix à la pompe peut grimper même si le prix du pétrole brut reste stable ou baisse.
    • Contexte historique : En 2008, les impôts étaient déjà importants, mais inférieurs à leur niveau actuel après des années de réformes fiscales (notamment la mise en place de taxes vertes). Les impôts ont augmenté alors que le prix du pétrole n’a pas toujours suivi la même trajectoire.planete-energies.com
  3. Devises et marchés mondiaux :
    • Le prix du pétrole est indiqué en dollars américains. Le taux de change de l’euro par rapport au dollar influe sur le coût pour les acheteurs français.
    • L’Europe importe la majeure partie de son pétrole et possède sa propre dynamique de raffinage. Les événements géopolitiques, les décisions de l’OPEP, les sanctions (par exemple, contre le pétrole russe) et les fluctuations de la demande (reprise post-COVID, conflits armés, etc.) influencent les prix des produits raffinés indépendamment du prix de référence du pétrole brut.
  4. Inflation et autres coûts :
    • Les hausses générales des prix sur 18 ans (salaires, énergie pour les raffineries, transports, réglementations) jouent un rôle.

. Les impôts financent l de plus en plus, les politiques climatiques ; ils ne baissent pas automatiquement lorsque le pétrole devient moins cher.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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5 Responses to Le pétrole brut est moins cher aujourd’hui qu’en 2008 mais à la pompe le super est 1€plus cher: le prix des taxes pour financer les moulins à vent du délire escrologiste

  1. Avatar de Fémina Fémina dit :

    Cherchez l’erreur!! Il faut bien financer l’Ukra et la désunion européenne ,tant pis pour nous qui n’avons toujours pas éjecté le minable qui gouverne avec ses sbires lèches bottes. L’inertie de ceux qui sont en capacité de faire bouger les choses est atterrant e et l’impatience risque d’être explosive tôt ou tard.

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  2. Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

    C’est ça le VRAI problème; tous ces intermédiaires, dont pour une grande partie l’État lui-même malgré ses dénégations, qui s’engraissent sur le gueux, ça suffit !

    En plus sont sérieusement fâchés avec la calculette. Comment Lecornu peut-il essayer de nous faire croire qu’il perd de l’argent quand sur le prix de base il y a près de 60% de taxes ? Si le prix de base (produit+transport+mise à dispo+marges) HT monte la part des taxes monte aussi, sans qu’il n’y ait besoin de faire quelque chose…
    Par contre il y a des raffineurs qui ont admis avoir multiplier leur marge par 2 (de 12 cts/L à 25 cts/L… ) et au lieu d’acheter du carburant raffiné au « prix du Marché y compris les yo-yos de la bourse incluant les spéculations, faut faire tourner les raffinerie à plein régime… Ah oui, mais, on en a fermé !

    Une remise de 20 cts sur le prix TTC à la pompe, c’est peanuts, les routiers le savent puisqu’ils paient HT !

    Faut bien être un politicaillon bien moyen pour ne pas comprendre que ce mic-mac n’allait pas passer inaperçu bien longtemps. 3 Semaines et on y est… !

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    • Avatar de practicallyc66ef89cd9 practicallyc66ef89cd9 dit :

      Moi je suis de voir Lecornu ânonner son texte à l’assemblée nationale , en nous montrant son crâne chauve comme s’il nous montrait son cul, les yeux rivés sur sa feuille de peur qu’on voit dans ses yeux qu’il ne croyait pas lui-même à ses balivernes … Pendant ce temps là on va encore donner du pognon à Zelensky pour continuer sa guerre alors qu’il pourrait être consacré à alléger le prix du carburant qu’il ( et son mentor) refuse d’acheter aux Russes. on est en plein débâcle.

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  3. Avatar de lepiaf18 lepiaf18 dit :

    Et pendant ce temps nos journaleux essaient de nous faire croire que certains se ruent sur l’achat d’un véhicule électrique et que les ventes sont en hausse. Tu parles, peanuts, une goutte d’eau.

    Entre 10 ou 20€ de plus sur un plein et… 30, 40 ou 50 000€ à dépenser pour une voiture électrique, même sous forme de « loyer »… y’a une marge… !
    Sans compter que les recharges, c’est toujours pas… gratuit !
    Parfois même (sur autoroute) ça peut être plus cher qu’un plein de carburant standard (bon c’était avant cette crise, m’enfin, quand même !)

    Sinon oui, je sais, faudrait prendre le vélo, ou les transports en commun pour aller bosser…

    Ben voyons, que celui qui dit ça, vienne voir en campagne comment ça se passe… Les « cités ouvrières » y’a longtemps que l’idée a disparu, ça coûtait trop cher, pardis de donner un peu de confort à leurs salariés, maintenant faut se débrouiller tout seul… !

    Bizarre, quoique…, que dans certains secteurs y’en ait qui ont du mal à recruter… et pas que pour des saisonniers !

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  4. Avatar de Pimpin Pimpin dit :

    Oui mais en 2008 : 1 € ≈ 1,47 $. Aujourd’hui : 1 € ≈ 1,15 $ !

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