Une nouvelle analyse sur les données de température de Vostok indique que le réchauffement climatique de 1,1 °C enregistré au cours du siècle dernier n’a rien d’inhabituel

Les carottes de glace de l’Antarctique sont utilisées par les scientifiques pour analyser le niveau de CO2 et les températures des 800 000 dernières années.

Une nouvelle analyse statistique des probabilités (Hatton, 2026) basée sur les données de température de Vostok indique que le réchauffement climatique de 1,1 °C enregistré au cours du siècle dernier n’a rien d’inhabituel quand on compare ave les données des 20 000 dernières années.Les périodes de réchauffement sont courantes et cette analyse remet en question le narratif des changements de température qui seraient supposément entièrement liés à l’activité humaine. Il est intéressant de noter que la comparaison entre l’Antarctique actuel et le paléo-Antarctique révèle « qu’aucun réchauffement continental significatif de la température en antarctique n’a été observé au cours du siècle dernier ».

Les Hatton (publié en 2026 dans Science of Climate Change), qui examine les données de température des carottes de glace de Vostok (EPICA-Vostok) en Antarctique. Hatton utilise une approche statistique probabiliste pour évaluer si une hausse de 1,1 °C sur un siècle (comme celle observée globalement depuis environ un siècle) est inhabituelle dans le contexte des 20 000 dernières années.

Selon cet article, en se concentrant sur l’Holocène actuel (depuis la fin de la dernière période glaciaire il y a ~20 000 ans), environ 16 % des siècles montrent une hausse d’au moins 1,1 °C. Cela rend cette amplitude pas inhabituelle dans ce cadre récent, contrairement à des périodes plus anciennes (>200 000 ans) où de telles hausses seraient plus rares.

L’auteur note que ces hausses passées n’ont évidemment aucun lien anthropique, ce qui questionne selon lui l’attribution exclusive de la hausse récente à l’activité humaine.

Il souligne aussi que, en comparant l’Antarctique moderne aux données paléo (paleo-Antarctique), aucun réchauffement continental significatif n’est observé en Antarctique au cours du siècle dernier — ce qui correspond à des observations instrumentales et reconstructions montrant que l’Antarctique (surtout l’Est et l’intérieur) n’a pas suivi le réchauffement global de manière uniforme, avec même des zones de stabilité ou de refroidissement local dans certaines décennie

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Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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