
- Le réseau Epstein-Gates (« la machine »)
Epstein est présenté comme un « central téléphonique » facilitant des connexions discrètes entre Gates, JPMorgan Chase, des figures politiques (ex. : Peter Mandelson) et des entités de santé mondiale. Exemples :- En 2011, Epstein conseille sur la création d’un fonds de dons (DAF) pour Gates incluant des branches offshore « spécialement pour les vaccins ».
- En 2017, il place des personnes dans le bureau de Gates, l’équipe vaccins de Merck et les produits de réassurance pandémique de Swiss Re.
- En 2013, Gates demande à Epstein de le représenter dans des négociations via son conseiller Boris Nikolic, malgré la condamnation antérieure d’Epstein.
- Epstein organise des dîners (ex. : 2013 avec Gates et des figures liées à l’ONU) et transmet des informations sur les pandémies.
- Le plan à 150 millions de dollars (Project Molecule)
Il s’agit d’une proposition de 14 pages (version 13) de JPMorgan en 2011 pour un « Gates & J.P. Morgan Charitable Giving Fund » : une structure fiscale neutre et perpétuelle dotée de 150 millions de dollars pour des interventions mondiales. Répartition :- 40 M$ pour les vaccins oraux contre la polio en Afghanistan
- 40 M$ au Pakistan
- 20 M$ pour un « réseau de surveillance au Pakistan »
- 20 M$ pour MenAfriVac en Afrique
- 30 M$ pour les vaccins contre le rotavirus en Amérique latine
Gouvernance par des comités non élus (Melinda Gates présidente des subventions, membres comme Warren Buffett et Susan Rice). Epstein mentionne dans des e-mails de l’époque « de l’argent supplémentaire pour les vaccins » pour séduire un Gates « frustré », avec une projection à plusieurs milliards.
- Les « espions de la polio »
L’article relie les 20 millions de dollars pour la surveillance au Pakistan (dans Project Molecule) aux efforts d’éradication de la polio dans un contexte géopolitique tendu. Il évoque la campagne de vaccination bidon de la CIA en 2011 au Pakistan (prétendument contre l’hépatite B pour récupérer l’ADN d’Oussama ben Laden), qui a alimenté la méfiance envers les vaccins et favorisé la résurgence de la polio. Bien que le texte n’utilise pas littéralement le terme « espions », il suggère que la surveillance privée (via l’Initiative mondiale pour l’éradication de la polio de la Fondation Gates) mélangeait santé et monitoring de type renseignement dans les zones endémiques. - Les paris sur les pandémies
Les pandémies sont décrites comme une « classe d’actifs investissable ». Exemples :- Produits de Swiss Re avec « déclencheurs paramétriques » (paiements automatiques en cas de déclaration de pandémie).
- Global Health Investment Fund (rendements ciblés de 5–7 % sur les vaccins avec garantie de 60 % du principal par la philanthropie).
- E-mails de 2017 listant « pandémie » comme catégorie de financement DAF, au même titre que l’énergie.
- Simulation Event 201 en 2019 (scénario de coronavirus) mettant l’accent sur les chaînes d’approvisionnement, le contrôle des médias et la censure.
- Spéculations d’Epstein sur Ebola en 2014 et sur les conséquences politiques (« paris » sur les élections au Sénat).
- Pourquoi les médias « refusent de toucher » le sujet
Selon l’article, la couverture mainstream réduit les scandales à des « fautes personnelles » (ex. : les liens de Mandelson avec Epstein comme un « mauvais jugement ») tout en ignorant l’« architecture » systémique : gouvernance privée échappant au contrôle public, mélange profit/philanthropie. Il évoque des outils de censure comme le Center for Countering Digital Hate (lié à des proches de Mandelson) qui ont ciblé la « Disinformation Dozen » et provoqué des déplateformages et pertes de revenus (jusqu’à 90 % pour certains). Des tentatives d’arrestation ex parte au Royaume-Uni contre des journalistes américains (comme l’auteur) pour des propos légaux aux États-Unis illustreraient la protection transnationale du modèle.
Chronologie clé
- 2011 : Rédaction de Project Molecule ; e-mails Epstein sur le DAF Gates avec focus vaccins.
- 2013 : Dîner Gates-Epstein ; Gates lève les conflits d’intérêts pour Epstein dans des négociations.
- 2014 : Epstein transmet des infos sur Ebola et spécule sur des « paris » politiques.
- 2017 : E-mails et iMessages sur la pandémie comme secteur de carrière/financement ; lancement de CEPI financé par Gates.
- 2019 : Simulation Event 201.
- 2026 : Publication des fichiers Epstein (31 janvier) ; article de Sayer Ji (9 février).
L’article insiste sur les incitations structurelles plutôt que sur une intention criminelle directe, montrant comment ces réseaux permettent un contrôle privé sur la biologie mondiale sans responsabilité publique. Il n’apporte pas de preuve directe de crises fabriquées, mais met en lumière une position avantageuse préalable pour en tirer profit.