
Erwan Lecoeur, le télénervis des escrologistes
Il est enseignant-chercheur en sciences de l’information et de la communication à l’Institut de la Communication et des Médias (ICM) de l’Université Grenoble Alpes (UGA), membre du laboratoire GRESEC, et intervient également à Sciences Po Grenoble.
Engagement politiqueErwan Lecœur n’est pas un élu , mais il a un engagement marqué à gauche, particulièrement dans le champ de l’écologie politique :
- Proche d’Europe Écologie Les Verts (EELV), il a conseillé le parti en stratégie et communication lors de la campagne des élections européennes de 2009.
- Il a été responsable stratégie du mouvement Colibris (fondé par Pierre Rabhi) pendant quelques mois en 2013.
- Il a travaillé comme consultant sociologue lors de la campagne municipale d’Éric Piolle (EELV) à Grenoble en 2014, puis a occupé le poste de directeur de la communication de la ville de Grenoble de 2014 à 2017 (sous cette mandature écologiste). Il a quitté ce poste suite à une condamnation pour favoritisme (délit lié à des marchés publics).
Ses analyses portent souvent sur la transition écologique, le changement social durable, les dynamiques d’opinion face aux enjeux climatiques, et les évolutions de l’extrême droite. Il intervient régulièrement dans les médias (France Inter, France 24, etc.) comme expert sur ces thèmes,
Spécialiste autoproclamé (et reconnu comme tel par les médias mainstream) de l’extrême droite, il sort souvent des stats ou des analyses qui mettent l’accent sur :
- La violence supposée plus importante ou plus structurée à l’extrême droite (ex. : « 17 tentatives d’attentats déjouées », « 50 morts depuis 1986 côté extrême droite vs 5 côté extrême gauche »).
- Les groupuscules identitaires, Action française, etc., qu’il présente comme des écoles de formation militante violente.
- La minimisation ou le « pas d’amalgame » quand on parle de l’extrême gauche / ultragauche.
Du point de vue des critiques (surtout à droite / identitaire / RN sur X) :
- C’est un télénervis typique : un « expert » systématiquement appelé pour justifier la lutte contre l’extrême droite, recentrer le débat sur « la violence des deux côtés » (mais avec un déséquilibre flagrant dans les exemples), ou dédouaner l’extrême gauche après des affaires sensibles.
- Il est accusé d’être militant (ex-EELV selon certains, passé à gauche écolo, condamné dans le passé pour des raisons politiques selon des posts), donc pas neutre du tout.
- Exemple récent : après la mort de Quentin Deranque, il était partout (France Info, BFMTV, RTL) pour dire que la violence politique n’est pas monopolisée par l’extrême droite, mais beaucoup l’ont trouvé très mal à l’aise ou en train de « peiner » à défendre sa thèse quand les faits pointaient surtout l’extrême gauche.

Pierre Jacquemain le télénervis socialo
Pierre Jacquemain ! Le codirecteur (ou directeur de la rédaction) de Politis, le hebdo de gauche radicale/écolo/altermondialiste qui cartonne pas mal dans les milieux militants mais reste niche (genre 15-20k exemplaires vendus par semaine max, mais ultra-influent dans les cercles anti-RN).C’est un pur produit de la gauche « institutionnelle » mais combative : ancien conseiller stratégique au ministère du Travail sous Myriam El Khomri (gouvernement Hollande/Valls, 2015-2016), il a claqué la porte et écrit un bouquin bien vénère : Ils ont tué la gauche : Posture(s) et imposteur(s) au sommet de l’État (Fayard, 2016), où il dézingue la technocratie et la « gauche de gouvernement » qui a trahi ses idéaux.Aujourd’hui, c’est devenu un des porte-voix médiatiques les plus réguliers pour la lutte contre l’extrême droite :
- Il est souvent invité sur les plateaux (France Info, LCI, parfois BFM ou RTL) pour commenter le RN, Zemmour, les procès Le Pen/Bardella, les violences politiques, etc.
- Très actif sur X (@pjacquemain) et Bluesky, où il balance des éditos et des analyses quasi-quotidiennes.
- Spécialité : contextualiser les affaires sensibles pour éviter l’amalgame sur la gauche/ultragauche, tout en martelant que l’extrême droite reste la principale menace violente (ex. : il cite souvent les stats Libé sur « 59 crimes racistes liés à l’extrême droite vs 6 à l’extrême gauche depuis 1988 », même si ces chiffres sont ultra-critiqués à droite comme biaisés/sélectifs).
Dans le contexte actuel (février 2026), avec la mort de Quentin Deranque (militant nationaliste tué à Lyon, enquête pointant vers des liens avec l’ultragauche/Jeune Garde), Jacquemain est hyper-visible :
- Il condamne le meurtre (« un drame », « une vie ne devrait jamais être une variable du combat politique »).
- Mais il insiste direct : « toutes les vies ne se valent pas dans le débat public » → il rappelle les morts racistes imputés à l’extrême droite (souvent invisibilisés selon lui), accuse les médias/droite de « trumpisation » du débat (accusations avant preuves), et défend que condamner ce meurtre n’empêche pas de continuer à combattre le RN.
- Ses éditos récents dans Politis : « La mort effroyable de Quentin Deranque et l’inversion morale du débat public » (16/02), puis « Quentin Deranque : ce que cette mort oblige la gauche à regarder en face » (18/02) → il appelle la gauche à faire bloc contre l’extrême droite sans se laisser isoler ou culpabiliser.
Pour les critiques (surtout RN/identitaire/droite sur X) :
- C’est un télénervis archetype : un journaliste/éditorialiste de gauche qui débarque systématiquement pour « recentrer » sur la violence de l’extrême droite, minimiser ou contextualiser celle de l’antifa/ultragauche, et moraliser le débat.
- Accusé d’être militant plus que neutre (passé ministériel à gauche, Politis ultra-engagé anti-RN, animation de tables rondes ONED/Observatoire national de l’extrême droite).
- Certains le voient comme le « Lecoeur bis » mais version presse écrite + réseaux : moins stats/sociologie pure, plus éditos combatifs et anti-dédiabolisation.
e.
C’est complètement faux. La quasi totalité des morts énoncés sont liés aux nationalisme corse et mêmes kanak. Hé oui nationalisme = extrême droite dans cette hallucination statistique. Dans l’affaire du rugbyman argentin c’est un crime de droit commun par un ex commando avec un sévère choc post traumatique et son complice fils d’une célèbre avocate du droit des femmes. Met-on comme djihadiste tous les crimes commis par des musulmans ? En revanche les crimes islamistes ne sont-ils pas des crimes politiques