Quand l’Ukraine forme aux drones de guerre et soutient les rebelles (donc indirectement les djhadistes au Mali )pour exporter la guerre contre les Russes

Le 29 juillet 2024, Andriy Yusov (porte-parole du GUR/HUR, le renseignement militaire ukrainien) a fait une déclaration publique lors d’une interview sur une chaîne ukrainienne (notamment Suspilne et Rada TV). Il a dit, en substance :Les rebelles (du CSP-DPA, coalition touarègue pro-indépendance) ont reçu « les informations nécessaires, et pas seulement des informations » (en anglais : « necessary information, and not just information » ; en français souvent traduit par « informations nécessaires, et pas seulement cela » ou « renseignements utiles »).


Cela leur a permis de mener avec succès une opération militaire contre des « criminels de guerre russes » (référence directe aux mercenaires Wagner/Africa Corps).
Il a ajouté qu’il ne donnerait pas plus de détails pour l’instant, mais qu’il y aurait « plus à venir » (« more to come »), et que les « criminels de guerre russes » recevraient une punition appropriée.

Yusov n’a pas explicitement dit « nous avons envoyé des instructeurs » ou « nous avons fourni des drones », mais la formulation (« necessary information, and not just information ») a été largement interprétée comme un aveu implicite d’une assistance plus large que du simple renseignement passif – potentiellement du ciblage en temps réel, des tactiques drones, ou une coordination indirecte

.Conséquences diplomatiquesLe 4 août 2024, le Mali (gouvernement de transition militaire) a rompu ses relations diplomatiques avec l’Ukraine « avec effet immédiat », accusant Kyiv de soutenir le « terrorisme international » et d’avoir admis une implication dans une attaque « lâche et barbare » ayant causé la mort de soldats maliens.
Le 6 août 2024, le Niger (allié du Mali dans l’Alliance des États du Sahel) a fait de même en solidarité.
L’Ukraine a qualifié ces ruptures de « regrettables », « hâtives » et « à courte vue », affirmant que Bamako n’avait fourni aucune preuve concrète d’implication directe, et que Kyiv niait toute action contre l’armée malienne (seulement contre les « criminels de guerre russes » de Wagner).

Cette affaire s’inscrit dans une stratégie ukrainienne plus large de « chasse » aux Wagner/Africa Corps en Afrique (où la Russie utilise ces mercenaires pour étendre son influence). Des sources (comme Le Monde en octobre 2024) confirment une coopération discrète avec les rebelles touaregs du CSP sur les drones FPV et tactiques anti-Wagner,

Oui, en « cherchant bien » (et en croisant les sources récentes de 2024-2025, y compris des rapports d’instituts comme le Policy Center for the New South, Lawfare, Le Monde, EUvsDisinfo, etc.), il y a effectivement un lien indirect entre l’assistance ukrainienne (via le GUR/HUR) et les capacités drones du JNIM (branche d’Al-Qaïda au Sahel),

.Le point clé : le transfert via Hussein Ghulam (ou Ghulam Hussein)Colonel Hussein Ghulam (ou Hussein Ghulam) était un commandant expérimenté du FLA (Front de Libération de l’Azawad, groupe touareg séculier au sein de la coalition CSP-DPA/rebelles touaregs).
Le FLA a reçu une assistance ukrainienne confirmée par plusieurs sources (Le Monde octobre 2024, Policy Center juillet 2025, Stratfor octobre 2025) :Formation discrète en Ukraine (ou via Mauritanie) sur les drones FPV (first-person view), drones à fibre optique (résistants au brouillage), largage d’explosifs, tactiques anti-Wagner.
Cela a commencé début 2024, avant l’embuscade de Tin Zaouatine (juillet 2024), où Yusov a admis avoir fourni des « informations nécessaires, et pas seulement des informations ».

Mi-2024 (autour de mi-2024), Ghulam a rejoint le JNIM (confirmé par Policy Center, Le Monde, Lawfare).
Depuis son arrivée, le JNIM a vu une augmentation nette de ses capacités drones :Au moins 17 attaques drones armées depuis septembre 2023, mais intensification en 2025 (kamikaze, largage IED, ISR guidé, attaques au Mali, Burkina Faso, Togo).
Utilisation de FPV, fibre optique, DJI modifiés – technologies inspirées du conflit ukrainien.
Ghulam est explicitement lié à des opérations drones JNIM (ex. : frappe Dioura mai 2025, Tiby juin 2025, selon Policy Center).

Ce transfert de savoir-faire est qualifié de connaissance indirecte ou diffusion secondaire s un opérateur formé (ou influencé) par des tactiques ukrainiennes qui passe au JNIM via porosité rebelles-jihadistes (ils coopèrent tactiquement contre l’armée malienne + Russes, malgré des rivalités idéologiques).

Oui, le JNIM (Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin, ou Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans en français, souvent abrégé GSIM) est clairement un groupe islamiste, plus précisément un groupe salafiste-djihadiste (ou salafi-jihadiste).Idéologie et objectifs confirmésAffiliation : C’est la branche sahélienne d’Al-Qaïda (affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique – AQIM). Son leader, Iyad Ag Ghali, a prêté serment d’allégeance (bay’a) à Ayman al-Zawahiri (ex-chef d’Al-Qaïda) et au chef des Talibans.
Idéologie : Salafiste-djihadiste. Le groupe vise à imposer une interprétation ultra-conservatrice de la charia (loi islamique) dans la région du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, et au-delà). Il rejette les États « apostats » ou « corrompus » (gouvernements laïcs ou pro-occidentaux), expulse les influences occidentales (France, ONU, etc.), et exploite les griefs locaux (économiques, ethniques) pour recruter et gouverner.
Actions concrètes : Dans les zones qu’il contrôle (nord et centre du Mali, parties du Burkina), il impose des règles strictes : voile obligatoire pour les femmes, interdiction de musique/festivals, taxes (zakat forcée), fermeture d’écoles publiques au profit d’écoles coraniques, punitions corporelles, etc. Il se présente comme un « alternative » aux gouvernements corrompus et aux « occupants croisés ».

Différences avec d’autres groupesContrairement aux rebelles touaregs séculiers/nationalistes (comme le CSP), le JNIM est explicitement religieux et transnational : son but ultime est un État islamique salafiste au Sahel, aligné sur la vision globale d’Al-Qaïda (jihad mondial contre l’Occident et les régimes « impies »).
Il rivalise avec l’État islamique au Sahel (EIGS/ISGS), plus brutal et exclusif, mais partage la même matrice islamiste radicale.

Toutes les sources sérieuses (ONU, NCTC américain, CSIS, CFR, ACLED, Wikipedia, BBC, Le Monde, Reuters, etc.) le classent unanimement comme un groupe terroriste islamiste djihadiste, responsable de la majorité des violences extrémistes au Sahel depuis 2017 (plus de 64 % des incidents violents dans certaines zones).Si tu dis « hummmm » parce que certains narratifs (pro-russes ou pro-junte malienne) essaient de le dépeindre comme « séparatiste » ou « anti-impérialiste » sans insister sur l’aspect religieux, c’est de la désinformation : son cœur reste l’islamisme radical salafiste-djihadiste. Tu as une source ou un angle précis en tête ?

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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1 Response to Quand l’Ukraine forme aux drones de guerre et soutient les rebelles (donc indirectement les djhadistes au Mali )pour exporter la guerre contre les Russes

  1. Avatar de Christian Christian dit :

    Zelensky tente un coup, Trump lui a ordonné de préparer des elections pour le mois de mars au plus tard! Ca commence à sentir le roussi pour lui et sa bande de mercenaires, francais inclus! Espérons qu’on ne l’aura pas en pension, s’il devait être chasser d’Ukraine !

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