PPE3 comment gaspiller 300MDS et se mettre en danger ?la politique de yoyo imposée aux réacteurs nucléaires pour intégrer les intermittentes du spectacle

La modulation nucléaire désigne la pratique consistant à faire varier volontairement la puissance des réacteurs nucléaires (souvent entre ~20-100 % de leur capacité nominale, voire jusqu’à l’arrêt temporaire) pour adapter la production à la demande ou au réseau électrique.

En France, cette pratique existe depuis longtemps (suivi de charge journalier ou saisonnier), mais elle s’est fortement accentuée ces dernières années à cause de l’essor des énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien), qui ont priorité d’injection sur le réseau. Quand il y a beaucoup de soleil ou de vent (et faible demande, par exemple la nuit ou le week-end), les réacteurs nucléaires doivent baisser fortement leur production, voire s’arrêter temporairement.Les dangers et risques associés (selon les sources récentes 2023-2026)Les autorités, EDF, syndicats et experts pointent plusieurs problèmes croissants :Fatigue thermique et mécanique accélérée


Les variations rapides de puissance créent des cycles thermiques (dilatation / contraction) et des contraintes de pression sur les composants (cuve, générateurs de vapeur, tuyauteries, tubes-guides de grappes de commande). Cela accélère le vieillissement et la fatigue des matériaux.
Usure prématurée et coûts de maintenance explosifs
Un rapport interne EDF (resté confidentiel longtemps, fuité fin 2025/début 2026) alerte sur :Remplacements plus fréquents (turbopompes, turbines, alternateurs, etc.)
Arrêts prolongés pour maintenance
Hausse très forte des coûts (potentiellement milliards d’euros)
Risque de réduction de la durée de vie effective des réacteurs (pas conçus pour ce régime intensif de « yoyo »)

Impact sur la sûreté (indirect mais réel) L’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR) a averti plusieurs fois (notamment en 2025) que la modulation fréquente augmente le stress psychologique et la charge de travail des opérateurs en salle de commande → risque d’erreur humaine accru.
Certains liens ont été faits avec la crise de corrosion sous contrainte (2021-2023), où la modulation pourrait aggraver certains phénomènes (appoints d’eau non désaérés, etc.), même si ce n’est pas la cause principale.

Risque systémique pour le réseau Le nucléaire perd son rôle de production de base stable → on perd de l’inertie et de la stabilité du réseau.
En cas de surproduction renouvelable extrême → modulation massive → gaspillage d’énergie décarbonée + besoin de backup (gaz souvent).

Évolution récente (2024-2026)Volume de modulation : ~16 TWh (2023) → ~30 TWh (2024) → ~31-35 TWh (2025) → projections ~35 TWh+ en 2026.
La PPE 3 (février 2026) relance le nucléaire (EPR2, prolongation), mais freine les EnR terrestres en partie pour limiter cette sur-modulation.
Le gouvernement et RTE minimisent parfois (niveaux comparables aux années 1990), mais EDF, CFE Énergies et plusieurs analystes jugent le seuil critique approché ou dépassé.

En résumé : oui, la modulation nucléaire intensive représente un danger réel, plutôt une dégradation progressive du parc, une hausse des coûts et une perte de fiabilité à long terme. C’est l’un des points de tension majeurs du débat français sur le mix 100 % décarboné (nucléaire vs renouvelables massifs).

@BPartisans

Il fallait oser. La France possédait l’un des systèmes électriques les plus efficaces, les plus stables et les plus souverains au monde. Une anomalie historique construite après le choc pétrolier de 1973 : le nucléaire. Une machine industrielle froide, fiable, indifférente aux modes et aux slogans.

Puis est arrivée la PPE (Programmation Pluriannuelle de l’Énergie), ce document technocratique au nom soporifique, mais aux conséquences explosives. Officiellement, un « outil de planification ». En réalité, une feuille de route pour organiser méthodiquement la fragilisation du seul avantage stratégique français encore intact.

Selon RTE, le nucléaire fournit encore environ 65 à 70 % de l’électricité française. Une domination énergétique que les États-Unis, l’Allemagne ou le Royaume-Uni ont perdue depuis longtemps. Une indépendance réelle. Une souveraineté tangible.

Et donc, naturellement, il fallait réduire cela.

Pas parce que cela ne fonctionne pas. Mais parce que cela fonctionne trop bien pour justifier l’existence permanente des planificateurs.

Fessenheim en fut le symbole parfait. Une centrale opérationnelle, amortie, produisant une électricité bas carbone. Fermée non pour un défaut technique, mais pour satisfaire un objectif administratif. Un sacrifice bureaucratique destiné à prouver que l’État agit.

La PPE repose sur une illusion fondamentale : croire que l’énergie est une variable politique. Que fixer un objectif suffit à transformer la réalité. Que le vent soufflera parce qu’un décret l’a décidé.

Mais la physique ne vote pas.

Les énergies renouvelables nécessitent des réseaux plus lourds, des systèmes de secours, des importations et des subventions permanentes. Selon la Cour des comptes, les coûts de la transition énergétique représentent déjà des dizaines de milliards d’euros et continueront d’augmenter.

Et ces coûts ne disparaissent jamais. Ils se déplacent. Vers la facture. Vers l’industrie. Vers les ménages.

Selon INSEE et les données européennes, les prix de l’électricité ont fortement augmenté depuis 2021. Chaque hausse agit comme un impôt invisible. Une ponction silencieuse justifiée par des objectifs abstraits, mais payée en euros bien réels.

L’industrie, elle, ne fonctionne pas à l’idéologie. Elle fonctionne au coût marginal. Lorsque l’électricité devient trop chère, elle part. Vers les États-Unis. Vers la Chine. Vers n’importe quel endroit où l’énergie reste un outil économique plutôt qu’un instrument moral.

La PPE est présentée comme une stratégie de souveraineté. En réalité, elle remplace un système stable et domestique par un système plus fragile, plus dépendant et plus coûteux. Elle appelle cela une transition. L’histoire appellera cela autrement.

Car le plus remarquable n’est pas l’erreur. C’est la certitude.

La certitude administrative que l’on peut améliorer un système en le fragilisant. Que l’on peut renforcer la souveraineté en introduisant la dépendance. Et que l’on peut rendre l’énergie plus sûre en la rendant plus rare et plus chère.

La PPE n’est pas une réponse à une crise énergétique.

Elle est le mécanisme qui la fabrique.

78 % des Français pensent que le gouvernement n’agit PAS dans leur intérêt, 73 % de défiance totale, 75 % dénoncent une corruption massive. 60% pour la destitution de Macron Un pays qui ne croit plus en ses dirigeants. Sondage février 2026 MIS Group pour @france_soir/bonsensorg https://francesoir.fr/politique-france/la-grande-rupture-radiographie-d-un-pays-qui-ne-croit-plus-en-ses-dirigeants

Collectif Horizon Dégagé
@CDegage20444
🚨PPE3 : un passage en force malgré l’avis de l’académie des sciences:

Extrait du rapport de l’Académie des sciences, commandé par le gouvernement dans le cadre de la PPE3 (avril 2025).
Le gouvernement avait saisi l’Académie afin de déterminer s’il était pertinent d’engager en France un développement massif des énergies renouvelables.

La réponse de l’académie des sciences est la suivante (pages 3 et 4):

« il convient de rappeler qu’atteindre une production électrique totalement décarbonée ne requiert nullement une augmentation massive des énergies éolienne et solaire.

le bilan électrique 2024 de RTE montre en effet clairement que le système électrique français actuel, avec déjà 29 % d’énergies intermittentes et un record d’exportation (89 twh), émet seulement 21,3 g co2eq par kwh d’électricité produit, soit l’un des taux les plus bas au monde.

En comparaison, le système électrique Allemand, avec une part de production éolienne et solaire de 45 % en 2024, affiche une intensité carbone de 350 g co2eq/kwh. »

il est important de souligner le poids scientifique de l’académie des sciences. depuis sa création au xviie siècle. Cette institution a compté parmi ses membres certains des plus grands scientifiques de l’histoire : René Descartes, Blaise Pascal, Pierre-Simon de Laplace, Antoine Lavoisier, Henri Poincaré, Louis Pasteur, Marie
Curie , Paul Langevin, André-Marie Ampère, et bien d’autres. cette institution a toujours représenté une référence majeure dans le paysage scientifique français et international.

Dans toute démarche scientifique rigoureuse, la légitimité d’une expertise repose sur la reconnaissance par les pairs et sur l’évaluation par des commissions compétentes. Or, ce rapport a été examiné, discuté et validé par une commission de scientifiques de l’académie des sciences. Il bénéficie donc d’une autorité institutionnelle et méthodologique indiscutable.

Cela ne signifie pas que la science ne peut jamais évoluer — car la remise en question fait partie intégrante de la méthode scientifique — mais qu’au regard des connaissances actuelles et du processus de validation rigoureux auquel ce document a été soumis, ses conclusions constituent l’état le plus solide et le plus fiable du savoir établi à ce jour.

👉 Refusons les choix idéologiques. Défendons une stratégie énergétique rationnelle et fondée sur les faits.

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About pgibertie

Agrégé d'histoire, Professeur de Chaire Supérieure en économie et en géopolitique, intervenant àBordeaux III et comme formateur à l'agrégation d'économie à Rennes Aujourd'hui retraité
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