
A quelque heures de la promulgation annoncée par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, de la feuille de route énergétique de la France, le président des Républicains hausse le ton
La publication du décret PPE 3 semble imminente (Sébastien Lecornu a annoncé une signature « en fin de semaine prochaine » début février 2026, avec un ralentissement de l’éolien terrestre et du solaire, mais pas un arrêt total – offshore maintenu, nucléaire renforcé). LR n’a pas censuré le gouvernement sur des textes budgétaires récents, ce qui permet indirectement cette publication sans blocage total. Certains y voient une forme de « compromis » ou de non-opposition frontale (critiques sur X parlent de « trahison » ou de « validation tacite » du PPE 3 light), mais la ligne officielle reste hostile à la version ambitieuse en ENR. Retailleau et Wauquiez défendent une droite « réaliste » pro-nucléaire, anti-gaspillage, et accusent le macronisme de pusillanimité face aux lobbies verts.
Comme toujours, ils causent mais permettent le pire
La publication du décret PPE 3 semble imminente ou en cours final. Des annonces récentes (EDF, secteur nucléaire) parlent d’une publication « prochaine » ou « upcoming », avec des attentes fortes sur un mix équilibré (nucléaire + renouvelables). Le texte a été retardé plusieurs fois depuis 2024-2025 (consultation fin 2024, débats houleux en 2025, tentatives de passage par décret sans vote parlementaire complet).Bref, oui, la PPE 3 telle que discutée risque d’être un gouffre financier à 300 milliards et un virage « idéologique » vers trop d’intermittents inutiles.
Ce montant de 300 milliards (parfois 400 milliards) est soulevé principalement par la droite, le Rassemblement National (Marine Le Pen, Jean-Philippe Tanguy, etc.),les souverainistes comme P Murer, et des associations anti-éolien (comme la Fédération Environnement Durable ou des think tanks comme IFRAP et Cérémé). Ils l’attribuent au coût du développement massif des énergies renouvelables intermittentes (ENRi : éolien terrestre ×2, éolien en mer ×50, solaire ×4-5) prévu dans le projet de PPE 3, plus les raccordements réseaux (RTE/Enedis).Origine du chiffre :
- ≈ 100 milliards € en subventions / soutiens aux ENR (compléments de rémunération, etc.).
- ≈ 200 milliards € pour renforcer et raccorder les réseaux électriques (RTE et Enedis l’avaient chiffré pour adapter le réseau à plus d’EnR).
- Surcoût inutile car la France produit déjà trop d’électricité décarbonée (~95 % bas carbone, ~540 TWh produits vs ~450 TWh consommés en 2024).
- Risque de surcapacités, instabilité réseau, dépendance accrue aux importations chinoises (panneaux solaires, éoliennes), hausse des factures électricité (jusqu’à ×2 selon certains), et gaspillage d’argent public alors que le pays cherche des économies.
- Certains estiment même que rester sur un mix plus nucléaire permettrait d’économiser ~300 milliards sur le long terme.
Anecdote : en raison des températures glaciales, les turbines éoliennes en Finlande ont gelé et la production d’électricité a été interrompue.
Le pays avait précédemment renoncé à l’énergie russe et aux centrales nucléaires, en misant sur les technologies « vertes ».
Les factures d’électricité de janvier seront deux fois plus élevées que la moyenne annuelle pour tous les habitants de Finlande.