
Biogaran est effectivement un acteur majeur : il représente environ 30 % des ventes de médicaments génériques en France (plus d’une boîte sur huit délivrée en pharmacie), avec un chiffre d’affaires autour de 1,26 milliard d’euros sur l’exercice 2024-2025.
L’entreprise emploie directement environ 270 salariés, mais s’appuie sur une quarantaine de sous-traitants français, ce qui représente indirectement plusieurs milliers d’emplois
.L’acquéreur principal est le fonds d’investissement BC Partners (fonds européen, siège à Londres, souvent qualifié de « britannique » ou « étranger » dans les débats). BC Partners prend environ 85 % du capital. Bpifrance (banque publique française) entre au capital à hauteur d’environ 15 % comme actionnaire minoritaire, ce qui donne à l’État un levier de surveillance et un siège au conseil d’administration.Le gouvernement a donné son feu vert dans le cadre du contrôle des investissements étrangers (procédure obligatoire pour les actifs stratégiques comme la santé).
Le montant de la transaction n’est pas officiellement communiqué, mais les estimations tournent entre 800 millions et 1 milliard d’euros.Le projet avait été mis en pause à l’automne 2024 suite à des controverses (craintes sur la souveraineté sanitaire en pleine pénurie de médicaments), puis relancé en 2025 avec BC Partners après exclusion d’autres scénarios (notamment des rachats par des acteurs non-européens comme des indiens).
Qui en profite ? Principalement Servier (qui encaisse une belle plus-value pour financer son recentrage sur l’innovation), BC Partners (qui mise sur la croissance des génériques, biosimilaires et OTC avec l’arrivée de brevets à expiration)