
un coût exorbitant (estimations à 21 000 milliards € pour l’UE) pour un impact climatique minime (0,02 °C selon certains calculs), une « dérive de la raison » et un risque de désindustrialisation.
La loi Climat de l’UE établit pour le continent un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), intitulé “net zéro 2050”. À cette date, nos émissions de GES brutes doivent être inférieures ou égales à l’absorption de CO2 par les “puits de carbone naturels” de l’Union Européenne: forêts, cultures, échanges avec les sols, etc. Pour simplifier, cela veut dire qu’en gros, chaque habitant de l’UE ne devrait pas, dès lors, émettre plus d’une tonne de GES (en équivalent CO2) par an, contre environ 7 aujourd’hui.
Mais non contente de fixer cet objectif en termes de résultat, elle impose des étapes intermédiaires: 55% de réduction des émissions nettes de GES (par rapport à celles de 1990) en 2030, et donc, tout récemment, elle a ajouté une étape intermédiaire sous la forme d’un amendement imposant une réduction de 90% de ces émissions à l’horizon 2040, approuvée par le conseil des ministres de l’environnement au mois de novembre 2025.
Et comme pour arriver à ce résultat au plan européen, tous les États membres doivent avancer de façon coordonnée, l’UE ajoute à ces objectifs de résultat des obligations de moyens: conversion de la production d’électricité vers les énergies renouvelables, conversion des industries à des procédés de fabrication n’utilisant pas d’énergies fossiles (métallurgie, ciment, engrais, verrerie, exploitations agricoles, etc.), électrification des principales consommations des ménages (transports, chauffage, etc.). Après l’adoption par le conseil, l’amendement “climat 2040” devra être ratifié par le parlement et par le conseil et ainsi entrer en vigueur au premier semestre 2026. Cette loi ayant le statut de règlement européen, elle ne nécessitera pas de transposition formelle par les États membres, mais ceux-ci devront voter les lois domestiques nécessaires pour satisfaire les objectifs de la loi européenne.
Février 2024 : La Commission européenne publie une recommandation préliminaire pour une réduction nette des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 90 % d’ici 2040 (par rapport à 1990).
Juillet 2025 : La Commission présente officiellement sa proposition d’amendement à la loi climatique, confirmant cet objectif de -90 % net des émissions GES d’ici 2040. Cela s’inscrit dans le cadre du Pacte vert européen (Green Deal), du plan pour une industrie propre et des besoins de prévisibilité pour les investisseurs. La proposition inclut des flexibilités (crédits carbone internationaux limités, renforcement des puits de carbone, prise en compte de la compétitivité industrielle et des prix de l’énergie).
Novembre 2025 : Le Parlement européen vote sur cet objectif (dans le cadre d’un trilogue avec le Conseil). Des débats portent sur le plafond des crédits internationaux (proposé à 3 % par la Commission, relevé à 5 % par la commission ENVI du Parlement). L’objectif de -90 % est maintenu comme ambition minimale, aligné sur les recommandations scientifiques (GIEC, Conseil consultatif européen sur le climat), mais critiqué par certains comme insuffisant (certains experts visaient 90-95 % brut).
Octobre-Décembre 2025 : Accord politique provisoire entre Parlement et Conseil sur la réduction de 90 % des émissions nettes d’ici 2040. Le texte entre en vigueur après approbation finale et publication au Journal officiel de l’UE.
l’amendement crée un cadre très rigide avec peu de « recul possible » une fois entériné, car il passe d’une ambition politique à une obligation légale supranationale. C’est précisément ce que critiquent ceux qui y voient une « prison climatique » pour l’industrie et l’économie française (déjà parmi les plus décarbonées d’Europe grâce au nucléaire). Si la France (ou un groupe d’États) changeait radicalement de position post-adoption, le seul levier réel serait politique : pression pour une renégociation globale ou non-respect sélectif (avec risques de sanctions UE). Mais pour l’instant, le train est lancé, et les débats se concentrent sur les « comment » plutôt que sur le « si ». Si c’est bien cette irréversibilité qui vous préoccupe, elle est au cœur des oppositions actuelles !
Les députés européens adoptent un plan climat qui tuera toute activité économique en France; Aubry, Glucksmann et tous les macroniens plus escrologistes que les verts
Publié le 11 janvier 2026 par pgibertie
Le Parlement souhaite fixer l’objectif de réduction des émissions à 90 % d’ici 2040 par rapport aux niveaux de 1990 afin de parvenir à la neutralité climatique de l’UE d’ici 2050. Jeudi, le Parlement a adopté sa position sur la … Lire la suite →