
Mercosur : Après 25 ans de négociations, l’accord UE-Mercosur est vu comme une victoire allemande (exportations automobiles et industrielles protégées) et une défaite française (agriculture menacée par importations massives de viande bovine, poulet, etc.,
Actifs russes gelés et aide Ukraine : En fin 2025, le chancelier Friedrich Merz (successeur de Scholz) pousse pour utiliser ~210 milliards € d’actifs russes gelés pour financer l’Ukraine. Inversement, certains y voient la France « cocufiée » car Berlin négocie en solo avec Washington/Moscou, marginalisant Paris
Défense et industrie : Projets communs comme le SCAF (avion futur) ou MGCS (char) traînent ou déraillent, avec Berlin préférant parfois du matériel US (F-35 pour porter des armes nucléaires américaines). L’Allemagne est accusée de vouloir affaiblir l’industrie française de défense pour dominer l’export (ex. : ouverture marchés US via achats Boeing/Lockheed).
Énergie et économie : L’Allemagne a poussé l’UE vers des normes anti-nucléaire/diesel, contribuant à affaiblir EDF et l’industrie française, tout en protégeant ses propres intérêts (sortie du marché électricité commun pour subventionner ses industriels).
Le soja brésilien génétiquement modifié arrive en France avec des taux de pesticides 30 fois supérieurs aux normes européennes, malgré l’interdiction. Les accords Mercosur privilégient des intérêts commerciaux au détriment de notre agriculture et de notre santé.
Geoffroy Lejeune :« Lorsque les Allemands s’adresseront directement à Donald Trump pour vendre leur industrie, ils se calmeront, rapidement, vis-à-vis du Groenland et n’en auront, strictement, rien à faire du sort des Français. […] Si Emmanuel Macron avait vraiment voulu s’opposer au Mercosur, il aurait fait autrement !»
Le Financial Times a récemment publié un article (daté du 15-16 janvier 2026) révélant que la Commission européenne discute d’une refonte majeure des règles d’adhésion à l’UE pour permettre une entrée accélérée de l’Ukraine, dans le cadre d’un éventuel accord de paix avec la Russie.Le plan envisagé est un modèle à deux vitesses ou « membership-lite » (adhésion allégée) :
- L’Ukraine pourrait obtenir une adhésion formelle dès le 1er janvier 2027, en échange d’une acceptation des « réalités territoriales » (terme souvent interprété comme des concessions territoriales à la Russie, notamment sur le Donbass ou d’autres zones occupées).
- Au départ, l’Ukraine aurait des droits limités : pas de droit de vote aux sommets des dirigeants ni aux conseils ministériels.
- Accès progressif au marché unique, aux subventions agricoles et aux fonds de développement, une fois certains objectifs remplis après l’adhésion.
Cela rompt avec les règles de 1993 (critères de Copenhague), qui exigent une adoption complète de l’acquis communautaire avant l’entrée. Le calendrier de 2027 figure dans un projet de plan de paix en 20 points piloté par les États-Unis (sous l’administration Trump), discuté entre Kiev, Washington et Bruxelles. Zelensky voit cela comme une garantie de sécurité et un « résultat positif » pour justifier des compromis difficiles.
Ce n’est pas un plan officiel adopté, mais des propositions préliminaires en discussion à la Commission européenne, motivées par le besoin de donner à Zelensky une « carotte » crédible pour des négociations de paix. L’article du FT s’intitule quelque chose comme « EU ‘membership-lite’ plan for Ukraine spooks European capitals ».