« L’assassin de Léa sort cette semaine », c’est ce que nous a annoncé cet après-midi, Alain Marmignon, le grand-père de Léa, cette fillette de 2 ans et demi, poignardée à 22 reprises à Mairieux au Nord de Maubeuge et retrouvée dénudée au bord d’un ruisseau près du jardin de ses grands-parents, c’était le 21 mai 2018. Son meurtrier, un adolescent qui était en famille d’accueil chez les grands-parents de Léa, a été condamné en appel à 8 ans de prison mais la famille de la petite victime vient d’apprendre qu’après de 6 ans et 4 mois, il bénéficie d’une libération anticipée sous conditions. Florian a aujourd’hui 20 ans. La famille de Léa craint pour sa sécurité, elle craint aussi la récidive. Alain Marmignon parle d’un « effondrement total », d’« une malheureuse nouvelle qui résonne comme un coup de tonnerre dans nos cœurs meurtris, venant raviver avec émotions, de douloureux souvenirs ».
Ce 21 mai 2018 où Léa a été retrouvée à l’arrière de leur propriété, dénudée, le corps lardé de 22 coups de couteau. Le meurtrier n’est autre qu’un ado de 14 ans, placé chez les Marmignon, qui font office de famille d’accueil. Le volet pénal de l’affaire est refermé, le jeune garçon a été condamné à huit ans de prison.
Tout le monde se met alors sa recherche jusqu’à ce que l’un des enfants se confie à Alain : « Florian [un ado recueilli par la famille d’accueil, NDLR] m’a dit : « Imagine que Léa soit violée, tuée et noyée dans le ruisseau. » » Alain se précipite vers la rivière située à 300 m en contrebas, et séparée de l’habitation familiale par quatre grillages de protection. Il y découvre l’inimaginable. Le corps dénudé de sa petite fille gît dans l’eau, poignardé à 22 reprises. « C’était l’horreur. Je l’ai prise dans mes bras et je l’ai remontée », confie le grand-père, toujours hanté par ces images. Entre-temps, Florian a pris la fuite. Il est arrêté le lendemain, en Belgique.

L’épais dossier constitué par l’avocat est un catalogue de griefs reprochés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE). « À commencer par le défaut d’information sur les raisons qui ont motivé le placement de cet ado », soutient Me Van Cauwenberge. Et lorsque les troubles d’ordre mentaux se sont manifestés, personne n’a ordonné d’expertise. La famille n’était pas apte à encadrer un enfant aux pathologies aussi lourdes. Elle dénonce également ces multiples « notes d’incidence », ces courriers d’alerte au Département, restés sans réponse.
Leur contenu était pourtant glaçant. Comme le jour où l’adolescent a ouvert le robinet de gaz, un autre où il a voulu mettre le feu à sa chambre ou cette nuit où il a tenté d’agresser sexuellement un autre enfant placé chez les Marmignon. « Il s’était aussi enfermé dans les toilettes avec Léa », rappelle Marie-Christine. La famille a tiré la sonnette d’alarme à de nombreuses reprises. « Nous avons la preuve que certaines alertes étaient supprimées sans être lues. D’autre fois, elles étaient lues trois mois plus tard mais sans donner de suite », ajoute l’avocat.
Maitre, si vous aviez la preuve que « certaines alertes étaient supprimées sans être lues ou lues 3 mois plus tard mais sans donner de suite », vous avez donc, affaire à des incompetents, qui sont juridiquement, aussi, responsables que ceux qui ont commis ces crimes! Alors, j’espère que vous allez, poursuivre ces gens incompetents, sinon, c’est vous qui serait aussi, responsable de la mort, sans justice, de la petite Léa!
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Toujours l’ASE toute puissante :
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