DE JADOT A LOISEAU LA GRANDE ENTOURLOUPE DE LA TRANSITION CLIMATIQUE AU CŒUR DES EUROPEENNES

Ils sont tous devenus écolos; est ce justifié? Le dossier sans compromis avec tous les chiffres pour comprendre la grande mystification politico médiatique 

Les journalistes nous le rabâchent , l’urgence n’est pas la fiscalité, l’immigration, l’insécurité mais… la transition énergétique !image (2)

Jadot et Loiseau  font une course à l’échalotte pour récupérer les bobos déçus de la macronie , qu’importe si l’argumentaire est un ramassis de fake news et siles propositions irréalistes peuvent au mieux  enfermer l’économie française dans un corset supplémentaires de normes…

On peut aussi en rire en découvrant que Jadot entend faire le casse de la Banque Centrale Européenne pour financer ses délires.

On peut en pleurer en découvrant les ministres macroniens s’agenouiller devant Greta Thunberg .

La France est un pays modèle en matière d’émission de gaz à effet de serre :10 fois moins par habitant qu’au Qatar, trois fois moins qu’aux Etats Unis, deux fois moins qu’en Allemagne . Le réchauffement climatique ne passe pas par nous , et nous avions la lucidité de hiérarchiser nos priorités …

Qui a créé Greta Thunberg ?

Depuis environ cinq mois, une jeune Suédoise de 16 ans souffrant du syndrome d’Asperger se retrouve sous les projecteurs médiatiques du monde entier. Elle fait la « grève de l’école » pour se faire entendre et son combat est juste.  La messe est dite… sauf si on regarde de plus près.

La belle histoire de Greta Thunberg commence le 20 août 2018. Ingmar Rentzhog cofondateur de la start-up We Don’t Have Time (Nous n’avons pas le temps) croise Greta Thunberg devant le Parlement suédois et publie un post émouvant sur sa page Facebook. Nous sommes le 1er jour de la grève commencée par Greta. Le 24 août, sort en librairie une autobiographie mêlant crise familiale et crise climatique, Scener ur hjärtat, corédigée par Malena Ernman la mère de Greta, Svante Thunberg son père, Beata, sa sœur, et Greta. Les parents artistes – chanteuse lyrique et acteur – sont très connus en Suède ; Greta, pas encore.

En fait Ingmar Rentzhog et la famille de Greta se connaissent déjà et on participé ensemble à une conférence sur le climat le 4 mai 2018. Peu de place au hasard donc, dans la rencontre à Stockholm, sur le trottoir devant le Parlement entre Ingmar et Greta.

 

 

We Don’t Have Time, la start-up qu’il a cofondée en 2016, a l’ambition de créer un réseau social de plus de 100 millions de membres, qui influencera les hommes et femmes politiques et les chefs d’entreprise pour qu’ils agissent davantage contre le réchauffement climatique. C’est ce qui apparaît en tout cas dans leur plaquette web.

 

C’est la que ça se complique. Parmi les actionnaires de la start-up, on trouve les membres de deux familles interconnectées : les Persson, enfants du milliardaire Sven Olof Persson, qui a fait fortune, entre autres, dans la vente de voitures (Bilbolaget Nord AB) et les Rentzhog. Les deux familles d’investisseurs, qui se sont rencontrées dans la région du Jämtland, n’ont aucun lien avec l’écologie, ce sont des spécialistes de la finance.

 

En mai 2018, Ingmar Rentzhog est recruté comme président-directeur du think tank Global Utmaning, faisant la promotion du développement durable et se déclarant politiquement indépendant. Sa fondatrice n’est autre que Kristina Persson, fille du milliardaire et ex-ministre social-démocrate chargée du développement stratégique et de la coopération nordique entre 2014 et 2016. Via l’analyse des tweets du think tank, on observe un engagement politique fort, à l’aube des élections européennes, envers une alliance qui irait des sociaux-démocrates à la droite suédoise. L’ennemi étant « les nationalismes » émergeant partout en Europe et dans le monde. Des idées qui ne déplairaient pas à notre cher président Macron.

 

Le 16 janvier 2019, Global Utmaning était fière d’annoncer sur les réseaux sociaux sa nouvelle collaboration avec Global Shapers, une communauté de jeunes dirigeants de 20 à 30 ans « dotés d’un grand potentiel pour jouer un rôle dans l’avenir de la société et qui travaillent à améliorer la situation des populations autour d’eux ». Ce réseau a été créé de toutes pièces par le Forum économique mondial en 2011. Ses leaders entendent bien sauver la planète tout en maintenant la croissance économique et en réclamant encore plus de mondialisation. Tout un programme.

https://www.anti-k.org/2019/02/10/le-capitalisme-vert-utilise-greta-thunberg/

Pascal,Brukner :

Dans sa République (315 avant J.-C.), Platon met en garde contre la corruption de la démocratie qui consiste en une inversion des hiérarchies, par excès de liberté: quand le père traite son fils comme un égal, que les maîtres flattent les disciples et que les vieillards imitent la jeunesse. Nous y sommes. Quiconque a vu les manifestations de jeunes gens pour le climat ces dernières semaines en Europe, où l’on avait mobilisé jusqu’aux maternelles et jardins d’enfants, où d’adorables petites têtes brunes ou blondes récitaient pieusement les slogans que leurs parents leur avaient appris ne peut que s’inquiéter de ce véritable exercice de ventriloquie.

Le scandale est double: on s’extasie de retrouver chez nos bambins les inquiétudes qu’on leur a inculquées et on se pâme devant cette écholalie infantile. Les petits perroquets nous grondent par procuration

. En fait, Greta Thunberg symbolise beaucoup moins la fragile innocence d’enfants sacrifiés par l’inconséquence des hommes que l’impasse dans laquelle nous mène précisément une certaine idée de l’activisme climatique.

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Le catéchisme habituel des zélotes du climat qui ont repeint en vert leurs habits rouges

Derrière l’image, quel est le message? Outre les prédictions les plus apocalyptiques, le catéchisme habituel des zélotes du climat qui ont repeint en vert leurs habits rouges de révolutionnaires communistes: «Nous exigeons de diviser au minimum par quatre notre consommation énergétique d’ici à 2050, une transition vers 100 % d’énergies renouvelables produites de manière décentralisée et la fin du nucléaire pour 2030»

La réalité que se gardent bien d’expliquer ceux qui proposent ce genre de programme, c’est que les ENR sont à l’heure actuelle, du fait de l’absence de solution de stockage massif de l’énergie, incapables de remplacer les énergies non pilotables. Et que l’Allemagne a fait exploser ses émissions de CO2. Ni l’absence de nucléaire ni la suppression totale à moyen terme des hydrocarbures ne sont avancées par ceux qui cherchent à penser des façons sérieuses de progresser.

Les propositions de nos vertueux hérauts du climat représenteraient bien plus qu’un changement de mode de production: un changement de civilisation, dont le programme dirigiste est trop clair et la traduction concrète le retour à une sorte d’âge de pierre où la liberté n’a aucune place. Le vrai but est de faire du monde un immense kolkhoze vert.

Plus écolo qu’eux, tu meurs ! A deux mois des élections européennes et alors que la cause environnementale n’a jamais autant rassemblé, la bataille fait rage entre les différents candidats pour s’arroger le label écologiste. De Pascal Canfin, numéro deux de la liste LREM, à l' »insoumis » Jean-Luc Mélenchon, tous proclament avoir la solution pour sauver la planète

Yannick Jadot, c’est un khmer vert pur jus ,engagé contre le nucléaire chez Greenpeace ,un écolo gaucho talentueux mais sectaire. Il fera un bon score grâce aux bobos incultes qui n’osent plus voter Macron

Pascal Canfin, deuxième sur la liste Loiseau  a été élu député européen en 2009, en même temps que Cohn-Bendit et Jadot. En 2012, il est, avec Cécile Duflot, l’un des deux ministres verts du gouvernement Ayrault, en charge du Développement.

Il a a glissé à l’oreille de Macron l’idée d’une médiation sur Notre-Dame-des-Landes et œuvré en coulisses pour inscrire l’objectif de lutte contre le réchauffement climatique dans la Constitution. L’abandon de Notre Dame des Landes, c’est lui

Benoît Hamon, le Vert solitaire est longtemps resté hermétique à la question écologique.

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Raphaël Glucksmann, le nouveau venu ,ancien ultra libéral (Cercle de l’Oratoire et Le Meilleur des mondes ), pro George Bush , ancien conseiller de dictateur mafieux(Mikheil Saakachvili) il a séduit Lea Salamé et s’est découvert écolo de gauche.

 

Jean-Luc Mélenchon a longtemps toisé les militants écologistes comme de doux rêveurs et considéré l’accroissement des richesses comme un préalable au progrès social.

Dans l’esprit des « insoumis », aucune politique écologique ambitieuse ne peut être menée dans le cadre des traités européens. Mais ils se montrent très flous sur la marche à suivre. La France insoumise renvoie à son programme de 2017. Lors de sa campagne présidentielle, Jean-Luc Mélenchon expliquait qu’il avait un plan A et un plan B. Le premier : une « sortie concertée des traités européens » et la définition d’autres règles avec les partenaires européens qui le souhaitent. Option très difficile à imaginer aujourd’hui alors que seuls 8 des 28 Etats membres sont dirigés par des gouvernements de gauche. En cas d’échec, un plan B : une sortie unilatérale de la France de l’Europe. C’est-à-dire un Frexit. L’idée était d’avoir un plan B suffisamment menaçant pour donner au plan A des chances de succès. Mais depuis plusieurs mois, pour éviter de paraître comme un partisan du Frexit, Mélenchon ne parle plus de sortie de l’Europe. Dans un discours prononcé à Marseille en septembre et censé clarifier sa stratégie, il disait « Plan A, on change les règles […], plan B on le fera quand même, avec l’appui de ceux qui pensent comme nous ».

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L’industrie massacrée par les khmers verts

Au moment où l’on se rend compte du bilan réel catastrophique des éoliennes, on aurait aimé que ces mouvements censément spontanés disent qu’il faut redonner toute leur place aux sciences et aux faits et aucune aux idéologies.

Que les réponses simplistes et radicales sont séduisantes mais trompeuses. Qu’il faut élaborer de façon pragmatique de nouvelles façons de subvenir à nos besoins plus respectueuses de notre environnement. Le cas particulier du mix français, pauvre en carbone devrait être célébré, il est menacé e destruction.

L’industrie française a longtemps bénéficié  d’un faible coût de l’énergie, c’est fini…

En 2014, dans un contexte où la France se fixe des objectifs ambitieux de réduction des émissions de GES, une composante carbone est introduite dans la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Elle concerne les particuliers comme les professionnels. La composante carbone évolue régulièrement : 14,50 €/tonne de CO2 en 2015 et 30,50 €/tonne de CO2 en 2017.La hausse du coût de l’énergie pénalise la production française en particulier l’industrie .

Le cas de l’industrie du papier est flagrant

 

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Quels sont les pays européens les plus vertueux quant à la production d’électricité ? Quels sont les mix énergétiques les plus émetteurs de CO2 ? Où se situe la France par rapport à ses voisins ?

Si les premiers de la classe sont évidemment scandinaves, avec la Norvège en tête (seulement 32 grammes équivalent CO2 par kWh) et la Suède en deuxième position (75 g CO2/kWh), la France obtient une belle troisième place avec des émissions limitées à 119 grammes de gaz carbonique par kilowattheure.

Une performance puisque les nations suivantes – Suisse, Belgique et Pays-Bas – se situent aux alentours de 200 g CO2/kWh, tandis que certains pays vantés comme des paradis écologiques s’avèrent moins vertueux qu’il n’y paraît. Ainsi, le Danemark, affiche-t-il un décevant bilan de 322 g CO2/kWh, proche du niveau de pays comme l’Italie, le Portugal ou l’Espagne. La situation au cours des mois d’été, où la production photovoltaïque serait bien supérieure dans ces pays méditerranéen bouleverserait sans doute la donne. Autre contre-performance, l’Allemagne, qui dégage 455 grammes de dioxyde de carbone pour chaque kilowattheure produit, ce qui est grossièrement quatre fois plus que la France !

Enfin, tout en bas du classement, se trouvent la Pologne et l’Estonie, dont le bilan CO2 est catastrophique avec environ 690 g CO2/kWh.

 

Le courant électrique français provenait à 68 % de ses centrales nucléaires (dont le kWh émet l’équivalent de 12 grammes de CO2), à 12 % de ses barrages (à 24 g CO2/kWh) et à 12 % de centrales à gaz (à 490 g CO2/kWh). Le reste de la production se répartit entre sources renouvelables – décarbonées – comme l’éolien (12 g CO2/kWh) ou le photovoltaïque (45 g CO2/kWh) et combustibles fossiles comme le fioul (650 g CO2/kWh) et le charbon (820 g CO2/kWh).

Les pays qui exploitent massivement ces sources énergétiques sont donc beaucoup plus fortement émetteurs de dioxyde que les autres

 

.

La possibilité d’atteindre la limite de 1,5 degré repose sur la complémentarité d’un fort développement du nucléaire et des énergies renouvelables en remplacement total des énergies fossiles, avec un recours modéré à la capture et au stockage du CO2 atmosphérique dans la biomasse.

Des technologies de capture du gaz carbonique, en sortie d’usine et dans l’atmosphère, sont

 

Le nombre de centrales au charbon continue d’augmenter, malgré la lutte contre le réchauffement climatique. Une étude de Global Energy Monitor, Greenpeace et Sierra Club montre toutefois le recul du nombre de nouveaux projets.

 

En 2018, 50,2 gigawatts (GW) de nouvelles capacités charbon, dont 34,5 GW en Chine, ont été mises en route dans le monde. C’est 20 % de moins qu’en 2017 et 53 % de moins qu’en 2015. À l’opposé, les capacités mises à l’arrêt ont augmenté : 30,9 GW, en hausse de 7 % par rapport à 2017. Malgré ces chiffres encourageants, la hausse nette des capacités mondiales atteint 19,4 GW sur l’année. Le nombre de centrales à charbon en activité demeure incompatible avec le maintien du réchauffement climatique à nettement moins de 2°C comme le stipule l’Accord de Paris.

La Chine est une exception frappante au ralentissement mondial du développement des centrales au charbon. Les promoteurs ont relancé la construction de dizaines de projets suspendus. Un rapport de mars 2019 du China Electricity Council, le représentant des services publics d’électricité du pays, propose de fixer le plafond de capacité de charbon du pays à 1 300 gigawatts en 2030. « Un niveau qui permettrait d’ajouter 290 gigawatts de nouvelle capacité, plus que l’ensemble du parc de charbon des États-Unis », regrettent les trois organisations. Soit de quoi autoriser des centaines de nouvelles unités.

 

« Une nouvelle vague de construction de centrales au charbon serait presque impossible à concilier avec les réductions d’émissions nécessaires pour éviter les pires effets du réchauffement planétaire, affirme Lauri Myllyvirta, expert de la division pollution atmosphérique de Greenpeace. Les objectifs énergétiques de la Chine ont une incidence plus importante sur les émissions mondiales que toute autre décision de politique nationale.

Les émissions liées aux énergies fossiles sont la principale cause du réchauffement climatique d’origine anthropique. Elles ont augmenté de 2,2 % par an au niveau mondial entre 2005 et 2015, notamment tirées par la rapide industrialisation de la Chine et de l’Inde. Dans le même temps, elles ont décru, après avoir atteint un pic, dans dix-sept pays européens et les Etats-Unis – qui totalisent 28 % des rejets mondiaux.

 

les émissions par habitant ne sont que très peu modifiées sur la période. Ce mensonge est relatif : la vérité est que les émissions par habitant ont évolué de manière si différenciée selon les pays – stagnant ici, augmentant là, et diminuant ailleurs – qu’une présentation globalisante interdit de la comprendre et d’y réfléchir. C’est ce que les tableaux suivant vont permettre de faire.

Un ordre d’idée des émissions de CO2 par habitants de différents pays du globe :

– Qatar : 45,4 t de CO2/an/habitant

– Chine : 7,5 t de CO2/an/habitant

– France : 4,6 t de CO2/an/habitant

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Avec un peu plus de 5 tonnes par habitant, la France affiche le meilleur chiffre des grands pays industrialisés (G20). Mais elle le doit à un choix des années 1973 et 1979, lorsque l’énergie nucléaire fut choisie pour sortir du pétrole pour l’électricité. L’efficacité climatique de ce choix est massive et évidente.

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L’Allemagne émet un tiers de moins que les Etats-Unis par habitant( 10 tonnes, deux fois laFrance), mais encore deux fois la moyenne mondiale. Surtout, son évolution est désespérément lente, moins rapide entre 2005 et 2017 qu’entre 1990 et 2005. La raison ? Le pays a fortement mobilisé ses efforts financiers sur la sortie du nucléaire pour son électricité à l’aide de sources renouvelables (vent et soleil) au détriment d’un effort sur la sortie du charbon et du transport individuel en voiture. Ce choix a retardé de 20 ans une décarbonisation significative du système électrique, du moins si les plans actuels de sortie du charbon sont réalisés, qui prévoient une issue vers 2038.

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Population stable, urbanisée, puissance scientifique et technologique… l’Europe aurait pu diminuer drastiquement ses émissions. Elle s’est contentée d’une faible évolution, dont deux facteurs au moins – l’augmentation des importations d’objets et l’abandon récent du charbon pour l’électricité dans certains pays (Royaume-Uni) – ne doivent rien à une politique climatique. La correction de ses émissions par le solde des import/export annule la baisse apparente depuis 1990. Seule région du monde à produire moins d’hydrocarbures qu’il y a 30 ans, elle est pourtant poussée à les économiser pour réduire sa  facture pétrolière et gazière. Malgré cette puissante incitation, vols court-courriers et voitures sont en croissance sur cette période. Si le gaspillage américain fait paraître vertueuse l’Union européenne, elle n’assume pas sa responsabilité historique.

 

Avec plus de 15 tonnes de CO2 émis par habitant en 2017, les Etats-Unis sont certes en retrait par rapport à 1990, mais ce chiffre, près de 3 fois la moyenne mondiale, donne raison à la proclamation de Georges Bush senior «le mode de vie américain n’est pas négociable». Surtout si l’on songe que parmi les facteurs de diminution récente des émissions deux au moins n’ont pas de liens avec une politique climatique : l’effacement du charbon au profit du gaz, moins cher, dans la production d’électricité et le déficit du commerce extérieur en objets manufacturés. L’écart considérable avec le chiffre européen – plus du double – pour des résultats (économiques, sociaux, éducation…) similaires voire pires (santé, criminalité) signale un gaspillage énergétique totalement dénué d’esprit de responsabilité

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Les émissions chinoises racontent l’histoire d’un pays où, en 30 ans, on a compté 700 millions de nouveaux citadins, avec l’accès à des conditions de vie qui se rapprochent de celles de populations modestes des pays d’Europe (habitat, éducation, santé, électro-ménager, communications – mais pas (encore) transport individuel routier…). Et où les campagnes ont également connu une transformation majeure. Un essor issu d’une industrialisation et une urbanisation extrêmement rapides, dont l’énergie est essentiellement fossile, en particulier avec le charbon pour la génération d’électricité.

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Mais ce graphique nous dit aussi que si la population chinoise a augmenté de 237 millions, ce n’est pas là qu’il faut chercher la cause majeure de l’explosion des émissions, passées d’un peu plus de 200 millions de tonnes de CO2 en 1990 à nettement plus d’un milliard en 2017. Ce sont les émissions par habitant, multipliées environ par quatre, qui en sont l’explication majeure. Des émissions par habitant déjà supérieures à la moyenne mondiale (près de 8 tonnes par an contre 5), alors que le potentiel de croissance des émissions, au regard des centaines de millions de chinois encore éloignés des standards de vie des citadins, demeure énorme si le contenu en carbone de la croissance économique reste le même. Ce que ne dit pas ce graphique c’est qu’une part significative, mais en diminution relative, de ces émissions provient des fabrications manufacturières d’objets ensuite exportés et consommés dans le monde entier, et singulièrement en Europe et Amérique du Nord.

Les Français entendent bien discuter du sexe des anges …

L’expression fait référence à un événement historique bien précis, à savoir le siège de Constantinople le 29 mai 1453. Alors que les forces turques s’apprêtaient à entrer dans la ville, les religieux byzantins étaient occupés à discuter de la question théologique du sexe des anges, facilitant la prise de Constantinople. Cet épisode a également donné naissance à l’expression querelle byzantine.

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